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Alter Reality Chap.9 : Les condamnés p.1

Voici le chapitre 9 du tome 1 de mon Light Novel Alter Reality.
Toutes les semaines, un chapitre sera posté. N’hésitez pas à donner votre avis.

Vous pouvez lire les chapitres précédents ici :
Chapitre 1 – Catastrophe p.1
Chapitre 2 – Catastrophe p.2
Chapitre 3 – Rescapé p.1
Chapitre 4 – Rescapé p.2
Chapitre 5 – Rescapé p.3
Chapitre 6 – Appétit Jurassic p.1
Chapitre 7 – Appétit Jurassic p.2
Chapitre 8 – Appétit Jurassic p.3

Kate – un magasin discount

Vu le fiasco d’hier, il ne faut pas s’étonner si nous sortions de nouveau. Cette fois, nous étions bien déterminés à revenir les bras chargés de nourriture et de matériaux.

Du moins, si nous localisions l’emplacement du magasin discount. Heureusement que Vick s’en souvenait sinon nous ne l’aurions jamais trouvé avant la nuit.

Par chance, le bâtiment était encore debout. Seule sa pancarte rouge affichant fièrement son nom était tordue par endroits.

Ou alors peut-être l’était-elle déjà avant la catastrophe ?

Par contre, la porte vitrée n’avait pas survécu. Il ne restait que l’encadrement en métal. Quant à la vitrine, elle était fissurée de partout, comme si quelqu’un y avait jeté des pavés.

Nous rentrâmes en silence, regardant le sol pour éviter les morceaux de verre. L’ambiance était lourde. Nous digérions encore les évènements de la veille.

J’en avais d’ailleurs discuté avec Jean. Sous le choc, il m’avait suggéré de ne pas en parler pour éviter d’ébranler les esprits les plus fragiles. Je ne savais pas si c’était bien de le faire, mais dans le doute je ne dis rien.

— Super, il y a la saveur bacon !!

Je vis Debora tenir fièrement un sachet de chips. Ses yeux brillaient d’excitation.

— Il ne faut pas croire, mais ce petit magasin recèle de vrais trésors. C’est le seul endroit où l’on trouve du soda au Mojito toute l’année.

Vick gonfla fièrement sa poitrine, comme si cet endroit était sa propriété. Puis il disparut derrière un rayon pour en revenir les mains pleines de bouteilles aux étiquettes vertes.

— Tu vois !

Il montra sa trouvaille à Debora qui sourit.

— Oh oh oh ! Ça fait un moment que je n’en ai pas bu. Il n’y aurait pas de l’alcool dans le coin ?

Vick grimaça. Je tapotai son épaule.

— Il vaut mieux éviter d’en prendre. Actuellement, ça ne sert à rien.

Debora fit la moue.

— Tu rigoles, je suis sûr que certains seraient heureux d’en boire…

Je laissai s’échapper un soupir. Oui, de nombreuses personnes voudraient sûrement boire pour oublier les évènements, mais ce n’était pas le moment. Nous avions besoin de toutes nos cellules grises pour combattre les menaces qui nous guettaient à l’extérieur.

— Personnellement, je suis d’accord avec elle.

Alex apparut derrière une étagère, levant la main en signe d’approbation.

— Sérieusement, vous croyez vraiment que c’est le moment.

Je fronçai des sourcils, alors qu’Alex rigolai amicalement.

— Non, non pas pour ça, je parle plus pour le côté médical. L’alcool est un bon désinfectant en cas de blessure.

Debora sourit et inclina sa tête sur le côté.

— En boire, c’est aussi médicamenteux.

Mes épaules s’affaissèrent et je soupirai, dépitée.

— Bon ok, mais seulement quelques bouteilles, et le taux d’alcool doit être assez élevé pour bien désinfecter.

Debora sourit comme une gamine et courut joyeusement à l’arrière de la boutique. J’espérais que je n’allais pas l’y retrouver ivre morte.

Je parcourus les rayons, choisissant méticuleusement les aliments. Il ne fallait rien qui était périssable et qui nécessitait de cuisiner. Je regrettais de ne pas avoir plus de bras. Mais nous ne pouvions pas faire autrement. Nous n’avions à disposition ni main-d’œuvre ni moyen de transport.

Entre les couloirs, je vis Jim à genoux remplir son sac à dos de snack en tout genre. Je m’accroupis à côté de lui en souriant timidement.

— Il vaudrait mieux prendre des boîtes de conserve. Non ?

Il me regarda brièvement et roula des yeux.

— Je sais ! Les conserves tiennent plus longtemps ! Mais ça, c’est aussi de la nourriture !

Il me tendit un paquet de cacahouètes salées et le rangea aussitôt dans une poche.

— Ça me rend malade de laisser ça pourrir ici. Il faut mieux les mangers dans les jours à venir, et garder les conserves pour plus tard.

J’ouvris grand mes yeux. Ses propos étaient logiques.

— Oui, ce n’est pas bête, j’aurais dû y penser. Je te laisse gérer ça.

Je tapotai doucement son dos en signe d’encouragement et me relevai tout sourire. Jim, lui, me regarda la bouche ouverte, tout en clignant des yeux à plusieurs reprises. Il marmonna quelques mots et retourna à ses occupations. Je me demandai bien pourquoi il avait eu une telle réaction.

Je vis que tout le monde avait fait des folies. Le peu de sacs que nous avions, étaient remplis à ras bord. Les bras étaient chargés de pack de boissons diverses. Nous avions de quoi manger pour quelques jours. Il ne restait plus qu’à prendre le nécessaire de survie, comme des médicaments ou des plaids.

Cette expédition avait pris quelques heures, mais il était maintenant temps de partir. Ainsi, tout le monde était aux caisses, sauf une personne.

— Où est Debora ?

Je regardai de gauche à droite, cherchant au loin ses cheveux noirs.

Mais rien ! Elle n’était nulle part.

Était-elle partie dehors ? Avait-elle été attaquée ?

La panique commençait à me gagner, quand mon cerveau eut une illumination. Ça ne me réjouissait pas. Mais, vu sa détermination à trouver de l’alcool, et son discours sur le sujet…

Elle n’aurait pas… Non !

Mon corps se crispa, je m’imaginais déjà trouver cette jeune fille par terre en train de boire joyeusement.

— Je reviens.

Je lançai un regard sombre au reste du groupe, avant de m’avancer vers le fond du bâtiment.

— Pouah ! J’espère que personne n’a d’envie, je viens de boucher les toilettes.

Soudainement, Debora sortit de derrière une porte en bois, qui se trouvait au niveau des caisses enregistreuses. Elle sourit de dégoût, tout en bougeant sa main de gauche à droite au niveau de son nez.

— Quoi, sérieusement !

Vick haussa le ton, et souffla, comme déçu de cette nouvelle. Quant à moi, je fis demi-tour, soulagée de m’être trompée.

— Franchement, comment as-tu fait pour les boucher ?

Alex pouffait à moitié de rire tout en dévisageant Debora. Celle-ci haussa des épaules.

— Il ne faut pas croire, mais les filles aussi vont aux toilettes et ne font pas que des paillettes.

À cette réflexion, tout le monde rigola, sauf William, qui avait toujours son visage impassible. Ce moment ne dura qu’un instant, mais il fut assez long pour remonter le moral du groupe.

— Bon, il est temps de rentrer.

Tout le monde fit signe de la tête, et s’est chargées de provisions que nous marchâmes vers la base.

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