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Fiche pour organiser l’intrigue de son roman

Une des plus grosses difficultés quand vous écrivez un livre c’est de s’organiser, surtout au niveau de l’intrigue. Plus un livre à un univers riche, plus l’écriture de son intrigue est compliquée.
Mais heureusement, il existe des moyens de s’organiser, sans y perdre la tête.

Pourquoi faire une telle fiche ?

Déjà pour pouvoir s’organiser et y voir clair. Car écrire un roman sans planifier l’histoire, tout en évitant de s’emmêler les pinceaux, c’est mission impossible. Puis ça permet de mettre ses idées aux clairs, de voir où toute l’histoire va, sans en perdre le contrôle lors de sa rédaction.

Puis surtout, ça permet de surmonter la page blanche. Un mal, que de nombreux auteurs feront face.
Le fait d’écrire brièvement et au clair l’intrigue chapitre par chapitre permet de surmonter ce problème. Vous n’avez pas le stress et la peur d’écrire entièrement votre livre. Ce n’est juste qu’un plan, une esquisse.

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Comment créer cette fiche ?

Le plus important est de séparer la fiche chapitre par chapitre. En laissant de la place pour lister le lieu, l’heure, les personnages qui participeront dans ce même chapitre. Puis laissez aussi une petite place pour noter les événements et intrigues principales qui vous aidera à écrire votre chapitre. Ces intrigues que vous ne pouvez absolument pas laisser de côté.

Vous pouvez faire cette fiche sur plusieurs supports, comme :
– Un tableau noir : pour l’avoir toujours en face de vous.
– Sur l’ordinateur, comme dans un fichier Word : pour pouvoir l’éditer rapidement et faire des sauvegardes.
– Sur des feuilles de papier : pour ceux qui aiment écrire à la main.
– Dans un cahier : pour le transporter où vous voulez.

Personnellement, je préfère la version cahier ou classeur, car j’aime écrire dehors ou dans un café. L’atmosphère est différente que dans un bureau. En plus, j’aime écrire à la main, je me sens plus inspirer. Mais ceci n’est que mon avis, chacun à ses préférences.
D’ailleurs, vous préférez écrire sur ordinateur ou à la main ?
Êtes-vous du genre à planifier ou tout faire d’une traite ?

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Organiser les intrigues de son roman avec un Bullet journal

Le mieux pour organiser son livre est d’utiliser un cahier du genre Bullet Journal. IL permet d’organiser son livre et de planifier ses journées. C’est facile à transporter et à personnaliser.
C’est pour cela que j’ai créé « le Bullet journal de l’écrivain » que vous pouvez retrouver sur Amazon.
Vous n’avez rien à faire, tous les tableaux et fiches sont faits, vous n’avez qu’à écrire, rayer et colorier selon votre humeur.
Vous verrez, ce recueil de votre livre deviendra très vite un indispensable.

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L’avenir du Light Novel en France

Encore aujourd’hui, il est difficile de trouver des Light Novels. Ils n’ont pas encore leurs places dans les grandes surfaces ou les librairies. Ils traînent entre les mangas ou parfois dans les romans jeunesse. Toutefois, une nette amélioration est apparue.
Le mot Light Novel n’est plus inconnu du public et grâce à certaines personnes il commence à prendre racine dans notre pays. Nous allons donc voir aujourd’hui quel est l’avenir du Light Novel en France.

Note : Si vous ne savez pas ce qu’est un Light Novel, voici un petit article qui pourrait vous éclairer.

Un peu d’histoire

Avant de parler du futur, parlons déjà brièvement du passé.
Il faut savoir que le Light Novel en France remonte juste avant les années 2000. Grâce à Tonkam, qui publie Video Girl en 1999. Malheureusement, il faudra attendre 2006 pour voir de nouveau Light Novel avec la sortie de Guin Saga chez Fleuve Noir ou Les Chroniques de la guerre de Lodoss chez Calmann-Lévy. De même, nous verrons Les Chroniques d’Arslan, Brave Story et Les 12 Royaumes.
Les éditeurs tentent de sorties sur le marché les romans populaires du Japon ou des œuvres qui sont liées à des mangas comme Trinity Blood ou Fullmetal Alchemist. Mais hélas sans succès, car Arslan et Guin Saga ne seront jamais publiés jusqu’au bout.

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Le début de la fin

Le vrai premier Light Novel verra le jour en 2009, avec la sortie de la mélancolie de Suzumiya Haruhi un manga populaire à l’époque chez les éditions Hachette Jeunesse et Pika.
Le livre sera connu comme un cas d’école à ne pas reproduire. Car à l’époque les éditeurs ont voulu formater le Light Novel, en le dépossédant de ses illustrations et en changeant la couverture originale. À ceci se rajoute la traduction qui a été vivement critiquée par les fans de la série, car jugée trop éloignée du texte original.
L’œuvre est tellement critiquée et boudée, que la série s’arrête dès le premier tome. À cause de cet échec, une peur habite les éditeurs qui sortent très peu de Light Novels en France.
Ainsi, quelques mois plus tard Glénât sort le Light Novel Library Wars dans l’indifférence générale.

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Un renouveau

C’est en 2014 qu’il y a un nouveau regain d’intérêt pour le Light Novel avec la naissance de la maison d’édition Ofelbe qui sera spécialisé dans la publication de Light Novel.
L’éditeur travaillera directement avec le géant japonais Kadokawa, mais aussi avec la Kodansha pour obtenir des droits de licence et de traduction.
Puis, en raison de leurs licences communes, Ofelbe va rapidement s’associer avec l’édition française de manga Ototo pour publier des œuvres célèbres comme Spice & Wolf, Sword Art Onlineou encore Danmachi.

Devant la vente des livres et leurs popularités, les autres éditeurs voient une renaissance du marché qu’il avait abandonné. Ainsi, Akata tente le coup en publiant les romans d’Orange et du Pâtissier de mes rêves.
Toutefois, les éditeurs restent frileux, ils changent les couvertures et enlèvent les illustrations, leur donnant plus un look de roman classique. Car, à l’époque le thème Light Novel faisait encore peur, autant aux libraires qu’aux lecteurs qui l’associent immédiatement à un autre genre de mangas. Bref, le Light Novel prend le même chemin que les mangas, qui lui aussi avait eu des débuts difficiles en France.

Puis, tout change vers 2019, deux nouvelles maisons d’édition apparaissent sur le marché français. Lanovel et Mahô Éditions qui proposent rapidement des nouveaux titres soit orignaux, soit venant du Japon.
Puis, de plus en plus de maisons d’édition non spécialisées dans les Light Novels se lancent dans l’aventure. Comme De Saxus qui sortira Ancient Magus Bride ou Vatican Miracle Examiner. Mais encore Lumen qui publie de King’s Game. À ceci se rajoutent les éditeurs de mangas, qui publieront des Light Novels en parallèle de leurs mangas pour toucher le plus de fans.

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Que dire de l’avenir ?

Personnellement, je reste positive, de plus en plus de maisons d’édition publient des Light Novels en France. Certains sont même spécialisés. Mais ce marché reste fragile, si les maisons d’édition spécialisées meurent, il faudra sûrement un moment avant de voir le retour de ses romans dans nos librairies francophones.
De même, le terme « Light Novel » n’est pas encore très bien connu du public. Il n’est pas vulgarisé au même titre que les mangas. Il m’est encore arrivé aujourd’hui de devoir expliquer ce terme en plein festival. Le plus étonnant, c’est d’entendre les mêmes interrogations à son sujet que les mangas à leur début.

Toutefois, rien n’est perdu. Il y a de plus en plus d’auteurs français qui se mettent à écrire des Light Novels. Ils existent même des plateformes qui proposent de publier son livre sous cette appellation.
Il y a aussi des sites qui proposent d’en lires. Puis derrières, il y a la communauté, qui traduit bénévolement des Light Novels en français pour les plus passionnés d’entre nous. Ils suivent le même chemin qu’au début des mangas, qui se faisait lire grâce aux scans.
J’espère sincèrement que les Light Novels suivront le même parcours et deviendront une pierre angulaire de la littérature française.
Pour le moment, les Light Novels sont jeunes en France, ils n’ont même pas de place attitrer dans les librairies. Mais je crois que, d’ici 5 ou 10 ans, ils seront aussi connus que les mangas.
Mais pour cela, c’est aux initiés d’en parler et de donner aux gens envie de connaître les livres que sont les Light Novels.

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Le cake-design

Tout le monde connaît les traditionnelles tartes, cakes, ou galettes… Mais connaissez-vous les cakes-design, ces fameux gâteaux hauts en couleur qui font fureur lors des fêtes ou sur les réseaux sociaux.
Ce gâteau très à la mode n’est pourtant pas si jeune, il a également une longue histoire. Je vous laisse la découvrir.

C’est quoi, un cake-design ?

Le cake design aussi appelé cake decorating est un art culinaire du domaine de la pâtisserie consistant à réaliser des gâteaux de plusieurs étages exceptionnels. Ils peuvent être décorés, moulés ou encore sculptés à l’aide des intrants comme le fondant, la pâte à sucre ou le glaçage. Ainsi ces gâteaux peuvent revêtir la forme d’un lieu, d’un objet, ou d’une occasion particulière.
En bref, le cake design est un art comestible. C’est de la pâtisserie artistique. C’est donc une reproduction intégrale de l’imaginaire qui suscite des envies demandant beaucoup d’inventivité aux pâtissiers.

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D’où ça vient ?

Sachez que le cake design est à l’origine un art français. En effet, le précurseur en la matière s’appelle Marie-Antoine Carême, appelé également Antonin Carême ou encore « le roi des chefs et le chef des rois ».
Ce chef pâtissier est né le 8 juin 1784 à Paris. Il est le premier à porter l’appellation, tant connu dans le monde culinaire, de « chef ».
Antonin Carême vient d’une fratrie de 14 enfants, il est abandonné à l’âge de 8 ans par ses parents, en 1792, pendant la Révolution française.
Il trouve refuge auprès d’un cabaretier où il travaille comme garçon de cuisine en échange d’un toit.

Naturellement doué, Antonin se fait rapidement remarquer et entre, à 13 ans, comme apprenti auprès du célèbre pâtissier Sylvain Bailly
Son ascension sera rapide, car à 17 ans, il devient « premier tourier »., puis il ouvrira sa première boutique, la Pâtisserie de la rue de la Paix.
Rapidement, il devient célèbre pour ses magnifiques pièces montées, qui étaient alors utilisées comme centre de table chez des riches aristocrates. Ces gâteaux étaient entièrement en sucre, en pâte d’amande et en pâtisserie. Elles s’inspiraient notamment des pyramides et temples antiques.
Antonin Carêm étudie d’ailleurs l’architecture et dessinait ses créations selon les modèles qu’il aimait le plus.
Grâce à ça, on lui confie la confection des pièces montées des tables du Premier Consul et de Talleyrand. Ses inventions de gros nougats et de grosses meringues à base d’amandes et de miel et ses compositions lui valent un grand succès dans toutes les cours européennes.

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Grâce à Antonin Carême, l’art culinaire du Cake Design s’élève au rang de science. Mais également, grâce aux moules à gâteaux qui font leur apparition dans les cuisines d’Europe du nord-est.
Toutefois, ces gâteaux, contrairement à aujourd’hui, étaient surtout utilisés comme éléments décoratifs.
Il faudra attendre 1840, lors de l’arrivée du four à thermostat, pour que le cake design se vulgarise un peu. Car, le four permettra de faire des gâteaux plus facilement.
C’est dans l’Illinois, que le cake design à l’américaine apparaît grâce aux frères Wilton qui fondent la Wilton Enterprise en 1929. Ils proposaient des cours de cake decorating, qui connurent un énorme succès auprès de professionnels comme des particuliers.
Au même moment, c’est l’émergence du glaçage à l’américaine, le fameux « butter-cream icing » aussi connut comme la fameuse « crème au beurre ».
Quelques années plus tard, un américain Joseph Lambeth profitera de l’engouement pour écrire un livre référence en matière de cake decorating. Ce qui va populariser cet art.

C’est par ce biais que le cake design a fait son grand retour en France.
Toutefois cet art est surtout exercé par des particuliers, car les pâtissiers professionnels restent attachés aux pâtisseries traditionnelles.
C’est pourquoi on voit apparaître un nouveau métier : Le cake designer. Ces pâtissiers et passionnés sont capables de réaliser un gâteau unique selon les rêves du client.

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Les règles à suivre pour faire un cake-design

Il faut savoir qu’il existe quatre règles à respecter pour faire un bon cake design. Il faut donc :
Un gâteau moelleux : Celui-ci doit être à la fois aéré et bien se tenir pour supporter le poids des décorations. C’est le cas, de la génoise, du molly cake, du sponge cake…
Une garniture adaptée : Celle-ci doit être légère et stable tout en étant hors du réfrigérateur. Car vous allez passer du temps à décorer votre gâteau et parce qu’il va être exposé avant d’être dégusté.
Un montage structuré : Un montage réussi garantira la stabilité de votre gâteau. Il faut donc utiliser une ganache, qui va emprisonner la garniture à l’intérieur de votre gâteau.
Un lissage réussi : Pour un lissage parfait, il faut mieux utiliser une ganache de couverture qui permettra la pose d’une couche de pâte à sucre sans prise de tête.

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Comment conserver un gâteau de type cake-design ?

Il est tout à fait possible de conserver un cake design dans un environnement frais et non au réfrigérateur vu les matières utilisées.
Mais, une exposition prolongée à l’air pourrait sécher et abîmer le gâteau. Si vous voulez le conserver pendant plus de 24 heures, il est recommandé de l’emballer avec un film alimentaire.
Par ailleurs, évitez une exposition à la lumière du soleil ou à proximité d’une source de chaleur ou d’humidité. Un endroit à l’abri de la lumière comme une cave ou un sellier est préférable.
Lors d’un événement, il faut mieux le présenter une demi-heure avant la découpe. Pour que les invités puissent le regarder et que la chaleur environnante ne l’abîme pas.

Alter Reality Chap.14 : POV Vick

Voici le chapitre 14 du tome 1 de mon Light Novel Alter Reality.
Toutes les semaines, un chapitre sera posté. N’hésitez pas à donner votre avis.


Vick – La banque

Si on m’avait dit que ça arriverait un jour. Mon Altereur était fichu… Il était mort.

Dire que j’ai économisé des mois pour le payer. J’ai pris soin de lui avec amour.

Pourtant, aujourd’hui, il a été bousillé par les glaires nauséabondes d’un dragon à la tête atrophié.

Tout en faisant les cent pas, je soupirais. Rien qu’en regardant le cadre de mon Altereur, j’avais envie de taper contre les murs. Ma sœur avait maintenant l’excuse parfaite.

— « Pas Altereur, pas de sortie ».

Rien que cette phrase me faisait grincer des dents. Je ne pouvais que tourner en rond.

— Vick, tu pourrais arrêter ça ?

— Quoi !

Je répondis brusquement à Jimmy, qui me sourit nerveusement. Je savais qu’il ne disait pas ça pour être méchant. Mais puisqu’il était là, autant qu’il serve à évacuer ma colère.

— Depuis que Kate est partie, tu n’arrêtes pas de trottiner derrière moi. Ça me stresse, j’ai besoin d’être concentré.

—…… Désolé… Je… Arf !!

Aussitôt, je tapai du pied, fronçant des sourcils.

— Je ne peux plus me battre avec elle, ça m’énerve.

Surpris, Jimmy me regarda.

— Tu as un problème avec ton Altereur ?

— Oui !

Je soupirai de nouveau et tendis ma montre à Jimmy. Il releva alors ses lunettes pour observer plus attentivement la machine.

— Hmm…

— Tu vois, il ne marche plus, il a fondu.

Je pointai du doigt le problème, puis retirai brusquement mon bras, indiquant que l’inspection était terminée. Mais, Jimmy fut plus rapide, et attrapa ma main. Il se pencha un peu plus sur mon Altereur.

— Hmm… Je crois qu’il est réparable !

— SE… SÉRIEUSEMENT !

Le cœur rempli de joie, je sautai presque sur Jimmy, mais il calma mes ardeurs en se protégeant.

— Oui ! Oui ! Mais, il me faut ton Altereur.

Sans attendre, je détachai ma montre de mon poignet, et je lui tendis. Il tourna son fauteuil et la posa sur la table en face de lui.

— Oui, c’est juste le cadran qui a pris un coup.

Il tourna sa tête tout sourire.

— Il suffit de le remplacer. J’ai fait cette réparation une centaine de fois.

— Je vois !

Les yeux brillants, je le regardai avec admiration.

— Tu as besoin de quelque chose ? De l’eau ? D’un tournevis ?

J’insistai lourdement. Jimmy répondit par un sourire gêné.

— Tu… Tu as toujours l’autre Altereur ?

— Oui !

Je sortis l’Altereur de Daniel et le posai sur le bureau. Je savais bien que le laisser sur son corps aurait été une mauvaise idée. J’étais content de l’avoir fait, même si ça voulait dire recevoir le regard accusateur de ma sœur pendant un moment.

En parlant d’elle, je me demandais bien ce qu’elle faisait. Depuis que le groupe électrogène fonctionnait, elle et le reste de la bande étaient partis.

Heureusement, nous avions vite rechargé les cartouches. Réunir des télévisions, et des consoles opérationnelles avait été relativement facile.

Le plus embêtant avait été le transport des consoles de jeux vidéo. C’est dingue ! Mais à chaque génération elles gagnent en poids, comme en puissance. Après ça, je ne sentais plus mes bras.

Par contre, ma sœur et Debora ont eu la chance de porter les télévisions. Ce n’était pas très dur, il suffisait de rouler les écrans et de tenir le cadre de l’autre main.

— C’est bon ! Ça devrait aller. Il ne reste plus qu’à l’allumer.

Jimmy me tendit fièrement mon Altereur. Il était maintenant habillé d’un cadre blanc, ça faisait un peu tache vu qu’il était normalement entièrement vert. Je regrettais de ne pas avoir l’imprimante 3D de ma sœur à porter de main. Si j’étais à la maison, je me serais empressé de faire un nouveau cadre.

Cette technologie était vraiment incroyable. Il était rare qu’un foyer n’en ait pas un. Il servait autant à créer qu’à réparer un élément. Certains étaient même utilisés pour la cuisine et la pâtisserie.

Kate adorait utiliser l’imprimante pour faire des décorations en sucre et en chocolat. Par contre, elle en mettait partout. Même si c’était une machine qui façonnait le chocolat, Kate se retrouvait toujours avec des taches. À se demander, qui était celui qui pâtissait le plus entre elle et l’appareil.

J’observai mon Altereur. Le cadre avait l’air de bien tenir, c’était du très bon travail. Pour l’allumer, rien de compliquer, il suffisait d’appuyer sur un bouton et de poser mon pouce sur l’écran pour le déverrouiller.

Mais rien ne se passa. J’avais beau appuyer encore et encore, la fenêtre holographique n’apparut pas. Plus le temps passé, plus je commençais à paniquer. Désespéré, je fixai Jimmy, qui était tout aussi perdu.

— Il devrait normalement s’allumer… Marmonna Jimmy.

À ce moment, de terribles pensées me traversèrent l’esprit.

Je ne pourrais plus jouer. J’avais tout perdu.

Mes armes !

Mes sauvegardes !

Mon score !

En plus, je ne pourrais plus aider ma sœur…

— VEUILLEZ VOUS IDENTIFIER !

Après quelques minutes, une voix numérique sortit de mon Altereur. Sur le coup, je tombai à genoux, soulagé de voir l’écran holographique. Il s’était allumé. Il marchait.

J’imposai rapidement mon empreinte digitale sur le cadre pour m’identifier. L’écran changea de couleur affirmant qu’il m’avait reconnu.

— BIENVENUE VICK ! UN PROBLÈME DE DÉMARRAGE A EU LIEU ! DIAGNOSTIC EN COURS…

Toujours par terre, j’offris mon plus beau sourire à Jimmy qui me le renvoya. Nous étions tous les deux satisfaits du résultat.

Après plusieurs minutes, mon Altereur remarcha comme avant. Il n’y avait eu aucune perte de mémoire ni de vitesse. Il ne me restait plus qu’à recharger mes cartouches.

C’est alors que j’eu une idée. Je me relevai soudainement et me rapprochai de Jimmy les yeux pétillant d’excitation.

— Dit ! Tu ne pourrais pas modifier les sauvegardes pour qu’on ait des munitions infinies ?

Étonné par ma question, un des sourcils de Jimmy se leva.

— Tu veux dire modifier le code interne des jeux ?

Je secouai ma tête de haut en bas.

— Oui ! Tu peux aussi le faire sur les Altereurs, c’est toi qui vois !

Soudainement, Jimmy se mit à rire.

— Je suis désolé ! Mais je ne peux pas toucher aux Altereurs. En plus, de ne pas avoir les matériaux nécessaires, le langage interne est codé dans certaines sections, voire totalement verrouillé.

Je le regardai perplexe.

— Je vois… Et pour les cartouches.

Jimmy me fit un sourire maladroit.

— Les Altereurs ne font pas que lire les cartouches. On ne peut pas transformer un jeu 2D en trois dimensions. Les jeux sont avant tout dans une base de données. La cartouche sert juste de clé…

Je soupirai et baissai les yeux.

— En clair, tu ne peux pas le faire.

Jimmy acquiesça.

Je vois, c’est assez logique. Ça veut donc dire que dès qu’on déverrouille une arme ou qu’on évolue dans le jeu, la cartouche créait de nouvelles clés qui activent le tout. C’est assez malin. Le créateur de l’Altereur a vraiment pensé à tout.

J’avais lu dans plusieurs articles que de nombreux hackers et entreprise avaient tenté de voler la technologie des Altereurs. Sans résultat jusque-là.

Dommage ! J’aurais tellement voulu cheater avec.

— Ce n’est pas que je m’ennuie Vick, mais je dois retourner à mon travail.

Jimmy commença à mettre une cartouche dans une console. Sa mission actuellement était de recharger toutes les cartouches, même ceux qui ne sortaient pas de la banque.

Il avait aussi un autre boulot, faire progresser les sauvegardes. Dans certains jeux, plus on avance dans l’histoire, plus on débloque de pouvoirs ou d’armes. Aucun de nous n’avait le temps de jouer, du moins ceux qui allaient dehors. Jimmy avait donc cette tâche, en plus de réparer les Altereurs.

Ma sœur était une des rares qui avait refusé. Je la connaissais assez pour savoir qu’elle ne voulait pas qu’on touche à sa sauvegarde. Elle aimait jouer, même si elle n’était pas de mon niveau. J’allais sûrement la retrouver un de ces quatre sur une des consoles.

Je levai les yeux au ciel, réfléchissant à ce que je pouvais faire pour le moment. J’avais beau me retourner le cerveau dans tous les sens, une seule option m’apparue. J’avais largement du temps devant moi, et mon Altereur était comme neuf.

Un sourire se dessina sur mon visage. C’est le bon moment pour gagner en puissance et prendre de l’avance sur les autres.

En plus, j’avais un nouveau jeu à commencer.

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Alter Reality Chap.13 : Un besoin d’energie P.3

Voici le chapitre 13 du tome 1 de mon Light Novel Alter Reality.
Toutes les semaines, un chapitre sera posté. N’hésitez pas à donner votre avis.


Il y a un instant, l’enthousiasme de Debora était colossal. Mais, dès que nous retournâmes à l’intérieur du parking, elle se tue. Elle s’était certainement souvenue de l’existence de « La belle au bois dormant » remanié façon monde des dragons. Notre cher dormeur était toujours là, ronflant paisiblement et ignorant notre présence.

Alex et Jim poussaient doucement le groupe électrogène. Par moments, Debora, Vick ou moi allions les aider, en soulevant l’appareil. Malheureusement, il n’était ni tout terrain ni waterproof. Ce qui nous obligeait à éviter les flaques de sang.

Après de nombreux efforts, nous avions fait plus de la moitié du chemin sans même réveiller la bête. La suite semblait être toute tracée. Du moins, ça aurait dû être le cas.

Soudainement, des rugissements résonnèrent, comme des cors de guerre. Des Laggis sortirent des gravats, des trous ou encore des conduits d’aération. Cette masse violette n’était pas là pour nous, car elle se dirigea vers le dragon gris.

Le troupeau de carnivores se jeta, gueules ouvertes, contre leur ennemi. Les Laggis le mordaient avec rage, comme s’ils avaient soif de vengeance. Ces attaques incessantes réveillèrent la bête.

Celle-ci se releva, déployant ses ailes tout en criant de rage. Cette tentative d’intimidation ne marchant pas. Les Laggis étaient au contraire encore plus stimulés.

Pour se défendre, le dragon donna plusieurs coups de patte et de queue. Mais il avait beau tuer une dizaine de Laggi par attaque, ceux-ci revenaient tels des parasites.

Devant ce violent combat, nous restions bouche bée, ne pouvant que regarder. C’était Alex qui fut le premier à revenir du choc.

— Il faut avancer !

De sa voix grave, il nous interpella, nous réveillant de notre torpeur. Notre groupe continua donc d’avancer. Par moments, des débris sautaient vers nous, mais heureusement ils tombaient au sol avant de nous atteindre. Il fallait quand même faire vite, car deux colonnes avaient déjà été rayées de la carte par la queue massive du monstre gris.

Si le monde était bien fait, nous serions déjà devant la porte. Ce qui n’était pas le cas. Une des roues du groupe électrogène eut l’excellente idée de se coincer pile à ce moment précis.

Alex et Jim eurent beau pousser de toute leur force, la machine tenait bon, bien déterminée à rester en place. Mon premier réflexe a été de les rejoindre, mais un Laggi me dépassa prêt à sauter sur Jim. Je m’interposai en donnant un vif coup d’épée blessant une des pattes de la bête. Ainsi à terre, je l’achevai. Son cri d’agonie rameuta quelques-uns de ses compagnons.

Comparés à l’amas de reptiles, ceux qui nous attaquaient n’étaient qu’une poignée. Toutefois, il était assez nombreux pour être une menace. En plus de déloger la roue, il fallait nous protéger.

— William, va les aider ! Debora, Vick, avec moi, nous allons les protéger !

— Ok !

Désespérée, je décidai de prendre le commandement. À ma directive, William courut vers l’appareil et tenta d’aider. Quant à Vick et Debora, ils se mirent à débarrasser le terrain des reptiles avec moi.

Alors que nous étions concentrés sur notre défense, le dragon se mit à hurler si fort que les murs tremblaient. Il frappa le sol avec ses pattes, puis changea de position. Il se releva, révélant son ventre recouvert de côtes. Ses deux pattes avant faisaient maintenant office de bras. En un instant, il était passé à d’un dragon à un centaure reptilien.

Dans cette posture, je compris que ses côtes étaient des dents. La plaie béante sur son torse était en fait une gigantesque bouche. Ce qui expliquerait pourquoi sa tête était si minuscule par rapport à son corps. Elle était tout simplement un leurre.

Après cette transformation, le dragon semblait avoir gagné en puissance, car il se mit à anéantir les Laggi par poignée. Il les prenait avec ses mains et les dévorait goulûment avec sa bouche de requin. Parfois, il sautait, flottant pendant un labs de temps grâce à ses ailes. Puis, il se laissait tomber lourdement sur le sol, écrasant d’un coup les Laggis.

Ces cabrioles répétées affaiblissaient la structure du bâtiment. S’il continuait ainsi, le plafond allait nous tomber dessus. Il fallait partir d’ici et vite. Entre deux coups de lames, je jetai un coup d’œil vers la machine. Elle n’était pas encore décoincée. Alex, Jim et William faisaient tout leur possible.

À la fin, j’abandonnai mon poste pour courir vers eux et les aidai à soulever le groupe électrogène.

— Je vais les aider, je vous laisse le reste !

Debora et Vick grimacèrent, mais continuèrent de combattre. Pendant ce temps, je pris un des bords de la machine et utilisai toutes mes forces pour la soulever et la pousser en avant.

Alex baissa ses yeux pour regarder la roue et cria de joie.

— C’est bon, c’est sorti !

Aussitôt, je relâchai ma prise et retournai vers mon frère et Debora. Le reste du groupe continua ce qui était prévu à la base, c’est-à-dire atteindre cette fichue porte.

Je balançai mes bras dans toutes les directions, coupant le plus de lézards possible. Mon regard ne pouvait pas se détacher du dragon gris. Cette horreur de film gore mangeait maintenant la masse de cadavres à ses pieds pour récupérer ses forces. En voyant son corps immonde et sa puissance, je me dis que nous avions de la chance d’être insignifiants pour lui. Nous n’aurions jamais eu la capacité de le battre.

Jim nous fit signe de la main.

— Eh ! On y va !

Il tenait la porte entrouverte, la machine n’était plus là, ainsi qu’Alex et William. Je soupirai de soulagement et me dirigeai vers eux. Quand un hurlement déchirant retentit.

C’était le dragon qui partageait sa haine. Puis, il fut pris de spasme, et cracha des glaires jaunes. Dès qu’une atteignait le sol, elle se rependit, faisant fondre tout sur son passage. C’était de l’acide.

Fou de rage, le dragon ne distinguait plus ses ennemis, attaquant entièrement l’endroit avec son acide. Alors que je courais, je vis plusieurs boules jaunes atterrir pas loin de moi. Un faux mouvement pouvait me coûter une jambe ou pire encore.

C’est alors que j’atteignais enfin la porte. Je me retournai pour voir où en étaient Debora et Vick. Je constatai que Debora n’était pas très loin de moi.

Par contre, Vick m’inquiétait. Il était plus en arrière. Il était obligé de zigzaguer pour éviter les attaques d’acide.

— Vick ! Vick ! Dépêche-toi !

Désespérée, je criai son nom. À ce moment, Debora me rejoignit, je lui fis signe de rentrer dans le couloir. Je fixais toujours mon frère, prête à intervenir.

Mais qu’est-ce que je pouvais faire pour lui ?

Je ne pouvais pas courir à sa place ?

Je ne pouvais que serrer mon poing d’inquiétude. C’est alors qu’une boule gluante atterrit à quelques mètres de Vick. À cause du choc, des grosses gouttes d’acide sautèrent dans sa direction. Par réflexe, Vick se protégea avec son bras et hurla de douleur. Toutefois, il courait toujours.

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Il réussit à me rejoindre. Je le pris aussitôt par la main et le tirai vers moi. De l’autre côté de la porte, je regardai l’état de son bras.

— Tu as mal quelque part ?

Je m’imaginais déjà sa peau brûlée jusqu’à l’os.

N’avais-je pas vu des cadavres entièrement fondus ?

C’était un miracle que sa main soit encore attachée à son corps.

— Non, je n’ai rien. C’est bizarre…

Une pensée me traversa. Peut-être que ses nerfs avaient été touchés. Pourtant j’avais beau retourner son bras, de le regarder de haut en bas, je ne vis rien. Aucun vêtement brûlé ni aucune peau à vif. Rien.

C’est alors que je vis l’endroit où l’acide avait atterri. Je pointai du doigt la montre de mon frère.

— Ton Altereur…

L’encadrement vert, qui sert à projeter l’interface, était entièrement fondu. À cette vue, les yeux de Vick devinrent ronds de surprise.

— NON ! MON ALTEREUR !!!

Il retira son bras de ma prise, et regarda son Altereur avec des yeux tristes.

— NON ! NON !

Il tapait du pied d’exaspération.

— C’est bon, tu t’énerveras plus tard.

À ces mots, il me regarda froidement, outré par mon manque de considération. Mais il ne dit rien, suivant le groupe en pleurnichant tout en fixant son Altereur. Je savais qu’il aimait beaucoup sa machine, mais au moins maintenant j’avais une excuse fiable pour qu’il ne participe plus aux excursions.

Pour le reste, nous sommes arrivées sans encombre à l’extérieur. À notre sortie, nous avons entendu des gémissements horribles. Je jurais avoir vu l’hôpital trembler, comme s’il allait s’écrouler. Nous ne voulions pas voir la suite, préférant repartir vers la banque.

Il restait à savoir si notre groupe électrogène marchait et si nous aurions le matériel nécessaire pour recharger nos Altereurs.

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