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L’avenir du Light Novel en France

Encore aujourd’hui, il est difficile de trouver des Light Novels. Ils n’ont pas encore leurs places dans les grandes surfaces ou les librairies. Ils traînent entre les mangas ou parfois dans les romans jeunesse. Toutefois, une nette amélioration est apparue.
Le mot Light Novel n’est plus inconnu du public et grâce à certaines personnes il commence à prendre racine dans notre pays. Nous allons donc voir aujourd’hui quel est l’avenir du Light Novel en France.

Note : Si vous ne savez pas ce qu’est un Light Novel, voici un petit article qui pourrait vous éclairer.

Un peu d’histoire

Avant de parler du futur, parlons déjà brièvement du passé.
Il faut savoir que le Light Novel en France remonte juste avant les années 2000. Grâce à Tonkam, qui publie Video Girl en 1999. Malheureusement, il faudra attendre 2006 pour voir de nouveau Light Novel avec la sortie de Guin Saga chez Fleuve Noir ou Les Chroniques de la guerre de Lodoss chez Calmann-Lévy. De même, nous verrons Les Chroniques d’Arslan, Brave Story et Les 12 Royaumes.
Les éditeurs tentent de sorties sur le marché les romans populaires du Japon ou des œuvres qui sont liées à des mangas comme Trinity Blood ou Fullmetal Alchemist. Mais hélas sans succès, car Arslan et Guin Saga ne seront jamais publiés jusqu’au bout.

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Le début de la fin

Le vrai premier Light Novel verra le jour en 2009, avec la sortie de la mélancolie de Suzumiya Haruhi un manga populaire à l’époque chez les éditions Hachette Jeunesse et Pika.
Le livre sera connu comme un cas d’école à ne pas reproduire. Car à l’époque les éditeurs ont voulu formater le Light Novel, en le dépossédant de ses illustrations et en changeant la couverture originale. À ceci se rajoute la traduction qui a été vivement critiquée par les fans de la série, car jugée trop éloignée du texte original.
L’œuvre est tellement critiquée et boudée, que la série s’arrête dès le premier tome. À cause de cet échec, une peur habite les éditeurs qui sortent très peu de Light Novels en France.
Ainsi, quelques mois plus tard Glénât sort le Light Novel Library Wars dans l’indifférence générale.

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Un renouveau

C’est en 2014 qu’il y a un nouveau regain d’intérêt pour le Light Novel avec la naissance de la maison d’édition Ofelbe qui sera spécialisé dans la publication de Light Novel.
L’éditeur travaillera directement avec le géant japonais Kadokawa, mais aussi avec la Kodansha pour obtenir des droits de licence et de traduction.
Puis, en raison de leurs licences communes, Ofelbe va rapidement s’associer avec l’édition française de manga Ototo pour publier des œuvres célèbres comme Spice & Wolf, Sword Art Onlineou encore Danmachi.

Devant la vente des livres et leurs popularités, les autres éditeurs voient une renaissance du marché qu’il avait abandonné. Ainsi, Akata tente le coup en publiant les romans d’Orange et du Pâtissier de mes rêves.
Toutefois, les éditeurs restent frileux, ils changent les couvertures et enlèvent les illustrations, leur donnant plus un look de roman classique. Car, à l’époque le thème Light Novel faisait encore peur, autant aux libraires qu’aux lecteurs qui l’associent immédiatement à un autre genre de mangas. Bref, le Light Novel prend le même chemin que les mangas, qui lui aussi avait eu des débuts difficiles en France.

Puis, tout change vers 2019, deux nouvelles maisons d’édition apparaissent sur le marché français. Lanovel et Mahô Éditions qui proposent rapidement des nouveaux titres soit orignaux, soit venant du Japon.
Puis, de plus en plus de maisons d’édition non spécialisées dans les Light Novels se lancent dans l’aventure. Comme De Saxus qui sortira Ancient Magus Bride ou Vatican Miracle Examiner. Mais encore Lumen qui publie de King’s Game. À ceci se rajoutent les éditeurs de mangas, qui publieront des Light Novels en parallèle de leurs mangas pour toucher le plus de fans.

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Que dire de l’avenir ?

Personnellement, je reste positive, de plus en plus de maisons d’édition publient des Light Novels en France. Certains sont même spécialisés. Mais ce marché reste fragile, si les maisons d’édition spécialisées meurent, il faudra sûrement un moment avant de voir le retour de ses romans dans nos librairies francophones.
De même, le terme « Light Novel » n’est pas encore très bien connu du public. Il n’est pas vulgarisé au même titre que les mangas. Il m’est encore arrivé aujourd’hui de devoir expliquer ce terme en plein festival. Le plus étonnant, c’est d’entendre les mêmes interrogations à son sujet que les mangas à leur début.

Toutefois, rien n’est perdu. Il y a de plus en plus d’auteurs français qui se mettent à écrire des Light Novels. Ils existent même des plateformes qui proposent de publier son livre sous cette appellation.
Il y a aussi des sites qui proposent d’en lires. Puis derrières, il y a la communauté, qui traduit bénévolement des Light Novels en français pour les plus passionnés d’entre nous. Ils suivent le même chemin qu’au début des mangas, qui se faisait lire grâce aux scans.
J’espère sincèrement que les Light Novels suivront le même parcours et deviendront une pierre angulaire de la littérature française.
Pour le moment, les Light Novels sont jeunes en France, ils n’ont même pas de place attitrer dans les librairies. Mais je crois que, d’ici 5 ou 10 ans, ils seront aussi connus que les mangas.
Mais pour cela, c’est aux initiés d’en parler et de donner aux gens envie de connaître les livres que sont les Light Novels.

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Alter Reality Chap.14 : POV Vick

Voici le chapitre 14 du tome 1 de mon Light Novel Alter Reality.
Toutes les semaines, un chapitre sera posté. N’hésitez pas à donner votre avis.


Vick – La banque

Si on m’avait dit que ça arriverait un jour. Mon Altereur était fichu… Il était mort.

Dire que j’ai économisé des mois pour le payer. J’ai pris soin de lui avec amour.

Pourtant, aujourd’hui, il a été bousillé par les glaires nauséabondes d’un dragon à la tête atrophié.

Tout en faisant les cent pas, je soupirais. Rien qu’en regardant le cadre de mon Altereur, j’avais envie de taper contre les murs. Ma sœur avait maintenant l’excuse parfaite.

— « Pas Altereur, pas de sortie ».

Rien que cette phrase me faisait grincer des dents. Je ne pouvais que tourner en rond.

— Vick, tu pourrais arrêter ça ?

— Quoi !

Je répondis brusquement à Jimmy, qui me sourit nerveusement. Je savais qu’il ne disait pas ça pour être méchant. Mais puisqu’il était là, autant qu’il serve à évacuer ma colère.

— Depuis que Kate est partie, tu n’arrêtes pas de trottiner derrière moi. Ça me stresse, j’ai besoin d’être concentré.

—…… Désolé… Je… Arf !!

Aussitôt, je tapai du pied, fronçant des sourcils.

— Je ne peux plus me battre avec elle, ça m’énerve.

Surpris, Jimmy me regarda.

— Tu as un problème avec ton Altereur ?

— Oui !

Je soupirai de nouveau et tendis ma montre à Jimmy. Il releva alors ses lunettes pour observer plus attentivement la machine.

— Hmm…

— Tu vois, il ne marche plus, il a fondu.

Je pointai du doigt le problème, puis retirai brusquement mon bras, indiquant que l’inspection était terminée. Mais, Jimmy fut plus rapide, et attrapa ma main. Il se pencha un peu plus sur mon Altereur.

— Hmm… Je crois qu’il est réparable !

— SE… SÉRIEUSEMENT !

Le cœur rempli de joie, je sautai presque sur Jimmy, mais il calma mes ardeurs en se protégeant.

— Oui ! Oui ! Mais, il me faut ton Altereur.

Sans attendre, je détachai ma montre de mon poignet, et je lui tendis. Il tourna son fauteuil et la posa sur la table en face de lui.

— Oui, c’est juste le cadran qui a pris un coup.

Il tourna sa tête tout sourire.

— Il suffit de le remplacer. J’ai fait cette réparation une centaine de fois.

— Je vois !

Les yeux brillants, je le regardai avec admiration.

— Tu as besoin de quelque chose ? De l’eau ? D’un tournevis ?

J’insistai lourdement. Jimmy répondit par un sourire gêné.

— Tu… Tu as toujours l’autre Altereur ?

— Oui !

Je sortis l’Altereur de Daniel et le posai sur le bureau. Je savais bien que le laisser sur son corps aurait été une mauvaise idée. J’étais content de l’avoir fait, même si ça voulait dire recevoir le regard accusateur de ma sœur pendant un moment.

En parlant d’elle, je me demandais bien ce qu’elle faisait. Depuis que le groupe électrogène fonctionnait, elle et le reste de la bande étaient partis.

Heureusement, nous avions vite rechargé les cartouches. Réunir des télévisions, et des consoles opérationnelles avait été relativement facile.

Le plus embêtant avait été le transport des consoles de jeux vidéo. C’est dingue ! Mais à chaque génération elles gagnent en poids, comme en puissance. Après ça, je ne sentais plus mes bras.

Par contre, ma sœur et Debora ont eu la chance de porter les télévisions. Ce n’était pas très dur, il suffisait de rouler les écrans et de tenir le cadre de l’autre main.

— C’est bon ! Ça devrait aller. Il ne reste plus qu’à l’allumer.

Jimmy me tendit fièrement mon Altereur. Il était maintenant habillé d’un cadre blanc, ça faisait un peu tache vu qu’il était normalement entièrement vert. Je regrettais de ne pas avoir l’imprimante 3D de ma sœur à porter de main. Si j’étais à la maison, je me serais empressé de faire un nouveau cadre.

Cette technologie était vraiment incroyable. Il était rare qu’un foyer n’en ait pas un. Il servait autant à créer qu’à réparer un élément. Certains étaient même utilisés pour la cuisine et la pâtisserie.

Kate adorait utiliser l’imprimante pour faire des décorations en sucre et en chocolat. Par contre, elle en mettait partout. Même si c’était une machine qui façonnait le chocolat, Kate se retrouvait toujours avec des taches. À se demander, qui était celui qui pâtissait le plus entre elle et l’appareil.

J’observai mon Altereur. Le cadre avait l’air de bien tenir, c’était du très bon travail. Pour l’allumer, rien de compliquer, il suffisait d’appuyer sur un bouton et de poser mon pouce sur l’écran pour le déverrouiller.

Mais rien ne se passa. J’avais beau appuyer encore et encore, la fenêtre holographique n’apparut pas. Plus le temps passé, plus je commençais à paniquer. Désespéré, je fixai Jimmy, qui était tout aussi perdu.

— Il devrait normalement s’allumer… Marmonna Jimmy.

À ce moment, de terribles pensées me traversèrent l’esprit.

Je ne pourrais plus jouer. J’avais tout perdu.

Mes armes !

Mes sauvegardes !

Mon score !

En plus, je ne pourrais plus aider ma sœur…

— VEUILLEZ VOUS IDENTIFIER !

Après quelques minutes, une voix numérique sortit de mon Altereur. Sur le coup, je tombai à genoux, soulagé de voir l’écran holographique. Il s’était allumé. Il marchait.

J’imposai rapidement mon empreinte digitale sur le cadre pour m’identifier. L’écran changea de couleur affirmant qu’il m’avait reconnu.

— BIENVENUE VICK ! UN PROBLÈME DE DÉMARRAGE A EU LIEU ! DIAGNOSTIC EN COURS…

Toujours par terre, j’offris mon plus beau sourire à Jimmy qui me le renvoya. Nous étions tous les deux satisfaits du résultat.

Après plusieurs minutes, mon Altereur remarcha comme avant. Il n’y avait eu aucune perte de mémoire ni de vitesse. Il ne me restait plus qu’à recharger mes cartouches.

C’est alors que j’eu une idée. Je me relevai soudainement et me rapprochai de Jimmy les yeux pétillant d’excitation.

— Dit ! Tu ne pourrais pas modifier les sauvegardes pour qu’on ait des munitions infinies ?

Étonné par ma question, un des sourcils de Jimmy se leva.

— Tu veux dire modifier le code interne des jeux ?

Je secouai ma tête de haut en bas.

— Oui ! Tu peux aussi le faire sur les Altereurs, c’est toi qui vois !

Soudainement, Jimmy se mit à rire.

— Je suis désolé ! Mais je ne peux pas toucher aux Altereurs. En plus, de ne pas avoir les matériaux nécessaires, le langage interne est codé dans certaines sections, voire totalement verrouillé.

Je le regardai perplexe.

— Je vois… Et pour les cartouches.

Jimmy me fit un sourire maladroit.

— Les Altereurs ne font pas que lire les cartouches. On ne peut pas transformer un jeu 2D en trois dimensions. Les jeux sont avant tout dans une base de données. La cartouche sert juste de clé…

Je soupirai et baissai les yeux.

— En clair, tu ne peux pas le faire.

Jimmy acquiesça.

Je vois, c’est assez logique. Ça veut donc dire que dès qu’on déverrouille une arme ou qu’on évolue dans le jeu, la cartouche créait de nouvelles clés qui activent le tout. C’est assez malin. Le créateur de l’Altereur a vraiment pensé à tout.

J’avais lu dans plusieurs articles que de nombreux hackers et entreprise avaient tenté de voler la technologie des Altereurs. Sans résultat jusque-là.

Dommage ! J’aurais tellement voulu cheater avec.

— Ce n’est pas que je m’ennuie Vick, mais je dois retourner à mon travail.

Jimmy commença à mettre une cartouche dans une console. Sa mission actuellement était de recharger toutes les cartouches, même ceux qui ne sortaient pas de la banque.

Il avait aussi un autre boulot, faire progresser les sauvegardes. Dans certains jeux, plus on avance dans l’histoire, plus on débloque de pouvoirs ou d’armes. Aucun de nous n’avait le temps de jouer, du moins ceux qui allaient dehors. Jimmy avait donc cette tâche, en plus de réparer les Altereurs.

Ma sœur était une des rares qui avait refusé. Je la connaissais assez pour savoir qu’elle ne voulait pas qu’on touche à sa sauvegarde. Elle aimait jouer, même si elle n’était pas de mon niveau. J’allais sûrement la retrouver un de ces quatre sur une des consoles.

Je levai les yeux au ciel, réfléchissant à ce que je pouvais faire pour le moment. J’avais beau me retourner le cerveau dans tous les sens, une seule option m’apparue. J’avais largement du temps devant moi, et mon Altereur était comme neuf.

Un sourire se dessina sur mon visage. C’est le bon moment pour gagner en puissance et prendre de l’avance sur les autres.

En plus, j’avais un nouveau jeu à commencer.

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Alter Reality Chap.13 : Un besoin d’energie P.3

Voici le chapitre 13 du tome 1 de mon Light Novel Alter Reality.
Toutes les semaines, un chapitre sera posté. N’hésitez pas à donner votre avis.


Il y a un instant, l’enthousiasme de Debora était colossal. Mais, dès que nous retournâmes à l’intérieur du parking, elle se tue. Elle s’était certainement souvenue de l’existence de « La belle au bois dormant » remanié façon monde des dragons. Notre cher dormeur était toujours là, ronflant paisiblement et ignorant notre présence.

Alex et Jim poussaient doucement le groupe électrogène. Par moments, Debora, Vick ou moi allions les aider, en soulevant l’appareil. Malheureusement, il n’était ni tout terrain ni waterproof. Ce qui nous obligeait à éviter les flaques de sang.

Après de nombreux efforts, nous avions fait plus de la moitié du chemin sans même réveiller la bête. La suite semblait être toute tracée. Du moins, ça aurait dû être le cas.

Soudainement, des rugissements résonnèrent, comme des cors de guerre. Des Laggis sortirent des gravats, des trous ou encore des conduits d’aération. Cette masse violette n’était pas là pour nous, car elle se dirigea vers le dragon gris.

Le troupeau de carnivores se jeta, gueules ouvertes, contre leur ennemi. Les Laggis le mordaient avec rage, comme s’ils avaient soif de vengeance. Ces attaques incessantes réveillèrent la bête.

Celle-ci se releva, déployant ses ailes tout en criant de rage. Cette tentative d’intimidation ne marchant pas. Les Laggis étaient au contraire encore plus stimulés.

Pour se défendre, le dragon donna plusieurs coups de patte et de queue. Mais il avait beau tuer une dizaine de Laggi par attaque, ceux-ci revenaient tels des parasites.

Devant ce violent combat, nous restions bouche bée, ne pouvant que regarder. C’était Alex qui fut le premier à revenir du choc.

— Il faut avancer !

De sa voix grave, il nous interpella, nous réveillant de notre torpeur. Notre groupe continua donc d’avancer. Par moments, des débris sautaient vers nous, mais heureusement ils tombaient au sol avant de nous atteindre. Il fallait quand même faire vite, car deux colonnes avaient déjà été rayées de la carte par la queue massive du monstre gris.

Si le monde était bien fait, nous serions déjà devant la porte. Ce qui n’était pas le cas. Une des roues du groupe électrogène eut l’excellente idée de se coincer pile à ce moment précis.

Alex et Jim eurent beau pousser de toute leur force, la machine tenait bon, bien déterminée à rester en place. Mon premier réflexe a été de les rejoindre, mais un Laggi me dépassa prêt à sauter sur Jim. Je m’interposai en donnant un vif coup d’épée blessant une des pattes de la bête. Ainsi à terre, je l’achevai. Son cri d’agonie rameuta quelques-uns de ses compagnons.

Comparés à l’amas de reptiles, ceux qui nous attaquaient n’étaient qu’une poignée. Toutefois, il était assez nombreux pour être une menace. En plus de déloger la roue, il fallait nous protéger.

— William, va les aider ! Debora, Vick, avec moi, nous allons les protéger !

— Ok !

Désespérée, je décidai de prendre le commandement. À ma directive, William courut vers l’appareil et tenta d’aider. Quant à Vick et Debora, ils se mirent à débarrasser le terrain des reptiles avec moi.

Alors que nous étions concentrés sur notre défense, le dragon se mit à hurler si fort que les murs tremblaient. Il frappa le sol avec ses pattes, puis changea de position. Il se releva, révélant son ventre recouvert de côtes. Ses deux pattes avant faisaient maintenant office de bras. En un instant, il était passé à d’un dragon à un centaure reptilien.

Dans cette posture, je compris que ses côtes étaient des dents. La plaie béante sur son torse était en fait une gigantesque bouche. Ce qui expliquerait pourquoi sa tête était si minuscule par rapport à son corps. Elle était tout simplement un leurre.

Après cette transformation, le dragon semblait avoir gagné en puissance, car il se mit à anéantir les Laggi par poignée. Il les prenait avec ses mains et les dévorait goulûment avec sa bouche de requin. Parfois, il sautait, flottant pendant un labs de temps grâce à ses ailes. Puis, il se laissait tomber lourdement sur le sol, écrasant d’un coup les Laggis.

Ces cabrioles répétées affaiblissaient la structure du bâtiment. S’il continuait ainsi, le plafond allait nous tomber dessus. Il fallait partir d’ici et vite. Entre deux coups de lames, je jetai un coup d’œil vers la machine. Elle n’était pas encore décoincée. Alex, Jim et William faisaient tout leur possible.

À la fin, j’abandonnai mon poste pour courir vers eux et les aidai à soulever le groupe électrogène.

— Je vais les aider, je vous laisse le reste !

Debora et Vick grimacèrent, mais continuèrent de combattre. Pendant ce temps, je pris un des bords de la machine et utilisai toutes mes forces pour la soulever et la pousser en avant.

Alex baissa ses yeux pour regarder la roue et cria de joie.

— C’est bon, c’est sorti !

Aussitôt, je relâchai ma prise et retournai vers mon frère et Debora. Le reste du groupe continua ce qui était prévu à la base, c’est-à-dire atteindre cette fichue porte.

Je balançai mes bras dans toutes les directions, coupant le plus de lézards possible. Mon regard ne pouvait pas se détacher du dragon gris. Cette horreur de film gore mangeait maintenant la masse de cadavres à ses pieds pour récupérer ses forces. En voyant son corps immonde et sa puissance, je me dis que nous avions de la chance d’être insignifiants pour lui. Nous n’aurions jamais eu la capacité de le battre.

Jim nous fit signe de la main.

— Eh ! On y va !

Il tenait la porte entrouverte, la machine n’était plus là, ainsi qu’Alex et William. Je soupirai de soulagement et me dirigeai vers eux. Quand un hurlement déchirant retentit.

C’était le dragon qui partageait sa haine. Puis, il fut pris de spasme, et cracha des glaires jaunes. Dès qu’une atteignait le sol, elle se rependit, faisant fondre tout sur son passage. C’était de l’acide.

Fou de rage, le dragon ne distinguait plus ses ennemis, attaquant entièrement l’endroit avec son acide. Alors que je courais, je vis plusieurs boules jaunes atterrir pas loin de moi. Un faux mouvement pouvait me coûter une jambe ou pire encore.

C’est alors que j’atteignais enfin la porte. Je me retournai pour voir où en étaient Debora et Vick. Je constatai que Debora n’était pas très loin de moi.

Par contre, Vick m’inquiétait. Il était plus en arrière. Il était obligé de zigzaguer pour éviter les attaques d’acide.

— Vick ! Vick ! Dépêche-toi !

Désespérée, je criai son nom. À ce moment, Debora me rejoignit, je lui fis signe de rentrer dans le couloir. Je fixais toujours mon frère, prête à intervenir.

Mais qu’est-ce que je pouvais faire pour lui ?

Je ne pouvais pas courir à sa place ?

Je ne pouvais que serrer mon poing d’inquiétude. C’est alors qu’une boule gluante atterrit à quelques mètres de Vick. À cause du choc, des grosses gouttes d’acide sautèrent dans sa direction. Par réflexe, Vick se protégea avec son bras et hurla de douleur. Toutefois, il courait toujours.

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Il réussit à me rejoindre. Je le pris aussitôt par la main et le tirai vers moi. De l’autre côté de la porte, je regardai l’état de son bras.

— Tu as mal quelque part ?

Je m’imaginais déjà sa peau brûlée jusqu’à l’os.

N’avais-je pas vu des cadavres entièrement fondus ?

C’était un miracle que sa main soit encore attachée à son corps.

— Non, je n’ai rien. C’est bizarre…

Une pensée me traversa. Peut-être que ses nerfs avaient été touchés. Pourtant j’avais beau retourner son bras, de le regarder de haut en bas, je ne vis rien. Aucun vêtement brûlé ni aucune peau à vif. Rien.

C’est alors que je vis l’endroit où l’acide avait atterri. Je pointai du doigt la montre de mon frère.

— Ton Altereur…

L’encadrement vert, qui sert à projeter l’interface, était entièrement fondu. À cette vue, les yeux de Vick devinrent ronds de surprise.

— NON ! MON ALTEREUR !!!

Il retira son bras de ma prise, et regarda son Altereur avec des yeux tristes.

— NON ! NON !

Il tapait du pied d’exaspération.

— C’est bon, tu t’énerveras plus tard.

À ces mots, il me regarda froidement, outré par mon manque de considération. Mais il ne dit rien, suivant le groupe en pleurnichant tout en fixant son Altereur. Je savais qu’il aimait beaucoup sa machine, mais au moins maintenant j’avais une excuse fiable pour qu’il ne participe plus aux excursions.

Pour le reste, nous sommes arrivées sans encombre à l’extérieur. À notre sortie, nous avons entendu des gémissements horribles. Je jurais avoir vu l’hôpital trembler, comme s’il allait s’écrouler. Nous ne voulions pas voir la suite, préférant repartir vers la banque.

Il restait à savoir si notre groupe électrogène marchait et si nous aurions le matériel nécessaire pour recharger nos Altereurs.

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Alter Reality Chap.12 : Un besoin d’energie P.2

Voici le chapitre 12 du tome 1 de mon Light Novel Alter Reality.
Toutes les semaines, un chapitre sera posté. N’hésitez pas à donner votre avis.


Je n’aurais jamais cru que Jimmy était un informaticien travaillant pour la compagnie Alteria. Cette entreprise est composée de l’élite des programmeurs, je n’imaginais même pas le niveau de Jimmy.

Je fus surprise qu’il ait le droit de nous parler des Altereurs. Ce n’était pas un secret, mais le directeur de la compagnie était très discret. Au point que personne ne sache comment marche sa technologie, même le brevet était codé.

En plus, personne ne connaissait le visage de cet homme. Il n’avait jamais fait d’apparition publique, il était juste connu sous un pseudonyme : A.S.

Il ne semblait pas rechercher la gloire, ce qui était douteux.

Tout le long du trajet, personne ne parla, réfléchissant sûrement aux révélations de Jimmy. Personnellement, je digérais encore les informations. Ces ondes, ces monstres, les Altereurs. Beaucoup trop de choses avaient l’air connecté, sans l’être vraiment. Comme s’il me manquait les pièces d’un puzzle pour comprendre l’ensemble.

Grâce à William, nous apprîmes qu’il y avait un hôpital pas loin de nous. Étonnamment, il connaissait l’emplacement de chaque bâtiment médical de la région.

Il fallut toute une matinée pour arriver devant l’hôpital. Il n’avait rien à voir avec ces immenses immeubles médicaux que l’on trouvait au centre-ville, avec plusieurs parkings pour hélicoptère ou drone. C’était plutôt un hôpital moyen. Il était assez grand pour avoir son propre service d’urgence, mais pas assez pour avoir des véhicules volants.

Le bâtiment avait toujours sa façade en pierre typique du vieux quartier. Sauf que ses portes d’entrée étaient en verre. Il avait aussi un grand parking pour les visiteurs et un autre qui descendait sous terre pour les ambulanciers. L’hôpital avait également deux vitraux illustrant des métiers médicaux, et qui se trouvaient au-dessus d’un écriteau.

Malheureusement pour nous, le portail vers le parking souterrain était fermé. Comme nous ne pouvions pas soulever l’énorme rideau de fer, nous nous sommes rabattus sur les portes d’entrées. Étant en verre, elles furent facilement brisées.

À l’intérieur, nous vîmes l’étendue des dégâts. Autant à l’extérieur rien n’indiquait une attaque quelconque, autant le rez-de-chaussée racontait une autre histoire.

L’accueil était complètement en miettes. Les murs étaient recouverts de griffures, et le sol de gravats. Mais ce qui nous fit frissonner d’effroi était le sang. Il y en avait partout. Il était sec depuis un moment, mais il témoignait de la violence qui avait eu lieu.

Debora trembla en regardant autour d’elle.

— Qu’est-ce qui sait passé ici ?

Bouleversée, je fixai les taches de sang.

— Je ne sais pas, mais quelque chose ou quelqu’un a attaqué…

Alex perplexe regarda les alentours, à la recherche d’un signe de vie.

— Vous croyez qu’il reste des survivants ?

— Vu les dégâts… Je ne crois pas.

Avec ses yeux froids, William répondit à Alex.

Je m’avançai vers le premier ascenseur, mais les portes étaient déterminées à rester fermé. Quand Alex et Vick ouvrirent le deuxième, il donnait dans le vide. Le tambourinage insistant de Debora sur les boutons d’appel ne résolut pas le problème.

Nous n’avions pas le choix, il fallait emprunter les escaliers. Heureusement, ils ne furent pas difficiles à localiser, il suffisait de suivre les bandes de couleurs sur les murs.

Plus nous descendions, plus air devenait irrespirable. Un mélange de moisissures et de renfermé volait dans les environs, empoissonnant l’atmosphère. Personne ne parlait de peur d’en inspirer. C’était tellement insupportable que j’étais à deux doigts de me pincer le nez.

Après, ce qui semblait être deux étages, nous arrivâmes devant une porte entrouverte, la poignée était cassée, pendouillant dans le vide. La surface blanche était tapissée d’empreintes de main rouge, n’invitant pas vraiment à l’ouvrir.

Alex la poussa avec prudence, puis il nous fit signe de le suivre. De l’autre côté se trouvait un long couloir sombre, la seule source de lumière venait de quatre bandes fluorescentes au sol. Chacune indiquait un lieu : le laboratoire de recherche, la morgue, le parking et la pièce de stockage. Notre but était la dernière salle, celle où notre groupe électrogène devait normalement être entreposé.

Plus nous avancions, plus quelque chose me semblait bizarre. J’avais un mauvais pressentiment, chaque pore de mon corps me criait de fuir. Mes tripes se crispaient à chacun de mes pas. Pourtant la zone était vide, il n’y avait aucun signe d’être vivant. Le seul témoignage d’une ancienne existence était le sang qui recouvrait presque chaque mètre carré du couloir.

Pourtant, je le sentais. C’est un peu la même sensation que quand on visite une vieille maison. On n’est pas sûr qu’elle soit hantée. Pourtant dès que l’on rentre à l’intérieur, on ne peut pas s’empêcher de vouloir sortir. J’espérais que c’était une fausse alerte.

Après quelques mètres, une des bandes disparue sous une porte. Une pancarte avec les mots « Laboratoire de recherche » était apposée dessus.

— Nous ne sommes sûrement pas loin de la pièce de stockage.

William regarda brièvement la porte, avant de continuer son chemin. À mon tour, je la fixai. Elle était dans un sale état, je n’osais même pas imaginer la pièce de l’autre côté.

Un peu plus loin, notre groupe rencontra un reptile aux écailles pourpres. C’était un Laggi. Il était seul et nous observa. Il avait l’air aussi étonné que nous de voir des visiteurs. Son corps était recouvert de blessures et de sang. Il n’avait pas l’air en bon état. Se sentant en danger face à nous, il fit un petit jappement avant de disparaître dans les ténèbres.

Une chose est sûre, s’il y en avait un, c’est que la meute n’était pas loin.

Alex arrêta tout le monde avant de nous avertir.

— Activez votre Altereur, nous allons peut-être devoir combattre sous peu.

Je me retrouvai encore armé de mes deux lames de Monster Killer. Secrètement, j’espérais que nous trouverions vite une console et un groupe électrogène pour changer d’armement. Ce n’est pas que je détestais mes deux armes. Mais j’avais envie de m’équiper de ma grosse épée, de mon katana ou d’un de mes rares arcs.

Nous arrivâmes finalement au bout du couloir. Où, un autre escalier se présenta à nous. Deux bandes avec les inscriptions : parking et pièce de stockage, nous indiquèrent que nous étions sur la bonne voie.

Sans attendre, nous descendîmes, pour nous retrouver encore dans un couloir, celui-ci semblait plus petit. Il était aussi dans un sale état, mais bien pire que celui d’en haut. En plus du sang, il y avait des gravats partout, ainsi que des marques de griffures. Mais le plus horrible restait le sol, il était jonché de morceaux non identifiés. Vu l’odeur et le bruit quand nous marchions dessus, j’aurais parié sur de la chair. Toutefois, je ne savais pas si c’était humain ou pas. Je décidai de ne pas vérifier.

Plus loin se présenta un énorme cadavre. Il était à moitié enseveli sous des décombres. Juste en voyant sa tête je pus l’identifier, c’était un Grand Laggi. Mais il était dans un piteux état.

Son corps était recouvert de cicatrices. Sa grosse mâchoire était à moitié fondue, montrant les os de son crâne. Une des pattes arrière semblait être brisée à plusieurs endroits.

Je ne savais pas ce qui lui avait fait ça. Mais c’était certainement une créature puissante. J’espérais que nous n’allions pas la croiser.

Nous continuâmes notre chemin pour arriver devant une porte en métal. Des énormes impacts marquaient la structure, on pouvait presque croire que la porte était pliée à certains endroits. Sur le dessus était écrit en lettres noires « Parking ».

Alex l’ouvrit et fit disparaître sa tête de l’autre côté.

— C’est bon ! On peut y aller !

Il ouvrit la porte avec difficulté, elle grinça affreusement. Discrètement, nous entrâmes un par un. L’intérieur était immense et sombre, au point qu’on ne voyait pas l’autre côté. Notre seul guide était la bande au sol. Il ne restait plus qu’à la suivre vers la dernière salle.

Plus nous avancions, plus le décor se dévoilait à nous. Le sol était chaotique, au point qu’il fallait vérifier où nous posions nos pieds, de peur de glisser sur un morceau de viande. Par moment, nous croisions des piliers en béton. Il y avait également des voitures et des ambulances retournées, certaines étaient même aplaties.

Dans ce grand parking, seuls nos pas résonnaient. L’odeur était insupportable. C’était si fort que mes yeux piquaient, m’obligeant à les essuyer avec le revers de mon pull. J’avais hâte de traverser.

D’un coup, Debora se mit à crier de surprise. Sa jambe gauche avait disparu dans un trou, rempli d’un liquide rouge.

— C’est quoi, cette me…

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’Alex mit sa main sur sa bouche. Étonnée, elle le regarda. Aussitôt, Alex lui fait signe de se taire, et lui montra quelque chose à l’horizon.

Perplexe, j’observai où pointait le doigt d’Alex, pour voir à notre gauche une énorme créature. Nous pouvions facilement la contempler grâce à une fissure sur le plafond qui faisait rentrer un peu de lumière.

Elle était immense, dormant paisiblement sur un amas de cadavres humains, de reptiles et d’autres créatures.

Était-ce son repas ?

Ses victimes ?

Peu importe. Vu le nombre de dépouilles, cette chose était dangereuse.

Cette créature ressemblait grossièrement à un dragon. Elle avait deux paires d’ailes noires abîmées. Sa tête était très petite. Sa peau était recouverte d’épaisses écailles gris foncé. Elle avait aussi une longue queue. Par contre, je n’arrivais pas à savoir combien elle avait de pattes. Il me semblait en compter six, mais je n’étais pas sûre.

Ce monstre était déjà pas mal effrayant comme ça, pourtant il y avait un détail sur son corps qui le rendait encore plus terrifiant. Son torse était ouvert en deux. On pouvait voir des côtes en sortir comme des dents acérées.

Ne l’entendant pas ronfler, nous pourrions presque croire que nous avions devant nous un simple cadavre. Cependant, le soulèvement répétait de sa cage thoracique affirmait le contraire.

D’un simple échange de regards, nous prîmes la décision d’avancer discrètement. Nous continuons ainsi à suivre la bande fluorescente. Inquiète, je jetais par moments des coups d’œil en direction de la créature, vérifiant que son sommeil n’était pas perturbé.

Plusieurs minutes passèrent avant d’atteindre une porte en inox. Sur le côté, un panneau sale nous indiqua sa fonction, c’était l’entrepôt de stockage. Vick ouvrit doucement la porte et nous invita à le suivre sans même regarder à l’intérieur. Personne ne se fit prier.

À l’intérieur, je me mis à respirer de nouveau. J’avais l’impression d’avoir couru un marathon. Mon corps était recouvert de sueur froide et mon cœur battait à cent à l’heure.

Enfin calmée, je fixai Vick.

— C’était quoi, cette chose ?

Troublé Vick se mit à réfléchir.

— De ce que j’ai vu, j’ai peut-être une petite idée…

Je le savais, mon frère, l’accroc en jeux vidéo, avait réussi à identifier le monstre.

Peut-être savait-il même comment le combattre ?

— Alors ?

À ma question, Vick grimaça.

— Je ne me souviens plus du nom, mais je sais qu’il était dans un jeu avec le mot « Souls ». C’était un boss, un genre de mangeurs de cadavres. Je ne crois pas qu’il nous attaquera.

Soucieux, le sourcil d’Alex se leva.

— Tu es sûr ?

Hésitant, Vick haussa des épaules.

— Non, désolé.

Je tapotai alors le dos de mon frère.

— Par grave, tu n’as jamais eu la mémoire d’un éléphant.

— Hé !

Je souris à la réaction exagérée de mon frère.

La pièce n’était pas très grande. Presque tout l’espace était occupé par des placards ou des étagères, qui abritaient des accessoires médicaux. Au vu de l’épaisse poussière, l’endroit ne devait pas être visité régulièrement. Nous avions donc une chance de trouver un générateur fonctionnel.

La voix grave d’Alex résonna.

— L’endroit semble être sans danger. Pour aller plus vite, on va se séparer et fouiller les lieux.

Tout le monde approuva et se dispersa.

Je cherchais le groupe électrogène. Je suppose que cet objet devait avoir la forme et la taille d’un moteur. Je ne savais même pas quel type de groupe électrogène un hôpital avait à sa disposition.

À batterie ? Non, d’après Jimmy en cas d’IUM, il serait mort.

À essence ? Je ne crois même plus que ça existe.

Au gaz ? Peut-être… Mais où trouvait cette ressource à notre époque ?

Peu importe, le plus important était de le dénicher. On verrait plus tard pour les détails.

C’est alors que je vis au fond de la pièce, un énorme rectangle enveloppé d’une coque grise. Je m’approchai pour le regarder de plus près. Il était monté sur des roues, ce qui facilitait son transport. Le devant était recouvert d’un écran tactile, de boutons et de prises de différentes formes. La machine avait également un couvercle épais. Sur chaque côté il y avait des tiroirs, mais aussi une inscription en lettrage noir : « Solaire énergie ».

Rien qu’avec ces deux mots je compris que j’avais trouvé ce que nous cherchions.

— Trouvé !

J’entendis au loin William. Lui aussi avait repéré un groupe électrogène. Je m’approchai pour voir la bête.

L’objet était dix fois plus gros que celle que j’avais aperçu. Il était recouvert de métal et n’avait aucune roue. Il devait certainement générer beaucoup d’énergie, mais le déplacer semblait impossible.

— Hmmm…

Perplexe, Alex regarda le groupe électrogène.

— Je ne crois pas qu’on pourra le bouger, il en faudrait un plus petit.

J’acquiesçai, puis toussai pour attirer l’attention.

— Sinon… J’en ai trouvé un, un peu plus long. On peut facilement le déplacer vu qu’il a des roues.

Je pointai la direction. En réponse, Alex me sourit.

— Je te suis.

Arrivés au niveau de la machine, Alex et William l’examinèrent. Alex ouvrit le couvercle qui était en fait un panneau solaire plié. Les tiroirs avaient la même fonctionnalité.

J’avais découvert un groupe l’électrogène marchant à l’énergie solaire. J’aurais dû m’en douter, vu le nom de la machine.

Alex se tourna vers moi tout en tapotant le sommet du générateur.

— Bien jouer Kate ! Il a des panneaux solaires, et il a l’air en état de marche. Il reste plus qu’à rentrer pour tester ça.

Les félicitations d’Alex me firent plaisir.

Debora croisa ses bras, la tête sur le côté.

— Tu es sûr qu’il marchera. Je trouve ça bizarre, que l’hôpital ait un si petit générateur.

En réponse, William s’avança, remontant ses lunettes.

— Certains hôpitaux ont des petits générateurs pour les missions en extérieurs.

William regarda avec dédain l’appareil.

— Vu la couche de poussière…

William passa son doigt sur la coque.

— Il doit être là depuis un moment. C’est sûrement un générateur de réserve, celui qui était utilisé doit être dans une ambulance. Donc, il devrait marcher.

— Bon si tu le dis.

Debora fit un clin d’œil espiègle en direction de William, celui-ci ne réagissait pas. Devant cette froideur, Debora se tourna et leva le poing en l’air.

— Allez en avant ! Direction, la banque !

Tout le monde la suivit, avec le sourire aux lèvres, du moins pour certains.

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Alter Reality Chap.11 : Un besoin d’energie P.1

Voici le chapitre 11 du tome 1 de mon Light Novel Alter Reality.
Toutes les semaines, un chapitre sera posté. N’hésitez pas à donner votre avis.


Kate – La salle à manger de la banque

Après cette aventure, nous nous étions retrouvés dans la salle à manger de la banque. Une petite pièce qui prenait place entre les bureaux des employés, et derrière le grand comptoir. Elle était plutôt simple avec deux tables entourées de chaises, des placards, un évier et un four à micro-ondes inutile, vu qu’il n’y avait plus d’électricité.

Ce lieu n’avait rien de ragoûtant, pourtant nous savourions nos plats avec plaisir. C’était un peu notre récompense, après cette journée.

Ainsi, je mangeais une salade de pâtes encore fraîche. J’appréciais chaque bouchée, sachant que je ne pourrais pas en déguster une autre avant un bon moment.

Un sandwich en main, Debora ferma les yeux de satisfaction.

— Ça fait tellement du bien de manger à sa faim.

Vick en profita pour ouvrir une canette de soda et en prit une grosse gorgée.

— Je suis d’accord.

Alex fixa un point dans le vide, s’imaginant sûrement déguster un bon gros morceau de viande.

— Personnellement, la viande me manque. Je suis contente de manger ce que j’ai, il ne faut pas croire. Mais un bon steak !

Debora rigola.

— Arrête ! Ne me dis pas ça. Ça ne fait que quelques jours… On dirait un drogué.

Alex fit la moue.

— J’ai besoin de protéine, moi…

Jim mâchouilla un morceau de jambon sec, regardant les placards remplis de boîtes de conserve comme un pirate devant son coffre au trésor.

— Au moins, nous avons de quoi manger pour tout le monde.

La tête et les épaules baissées, Tam parla d’une petite voix.

— J’aurais tellement voulu y être.

Alex tapota doucement l’épaule de Tam.

— Ne sois pas déçu, tu viendra la prochaine fois.

— Allez courage !

Je ne dis rien à cette remarque, ne préférant pas décourager le jeune garçon. Personnellement, je souhaitais qu’il ne vienne pas. Dans le groupe, certains étaient jeunes, mais lui était clairement un enfant. Je ne ferais jamais la bêtise de l’envoyer au front. Il avait déjà subi un traumatisme, ce n’était pas la peine de lui en rajouter un autre.

William entrouvrit la porte et rentra dans la salle.

— C’est bon, tout le monde est nourri !

Il prit alors une salade et commença à manger sans un autre mot.

— Il n’y a pas eu de problème ?

Entre deux coups de fourchette, William daigna lever sa tête pour me répondre.

— Question stupide ! Personne n’aurait refusé un repas, même s’il était mauvais.

Debora fait mine de frissonner au sérieux de William.

— Tellement froid.

J’ignorais la provocation de cet homme.

Je me réjouissais que les survivants puissent manger à leur faim. Au moins, nous n’étions pas partis en expédition pour rien.

Toutefois, une pensée tournait encore et encore dans ma tête depuis notre retour. Les munitions…

J’avais vraiment un mauvais pressentiment à leur sujet. Nous n’avions pas de consoles pour recharger, et encore moins d’électricité pour faire marcher le tout.

En plus, même si nous avions de quoi alimenter les machines, marcheraient-elles ?

Ma voiture avait bien cessé de fonctionner soudainement. Peut-être que c’était le cas avec tous les appareils électriques… Sauf les Altereurs.

C’était vraiment bizarre.

— Kate !

— Oh ! Kate !

D’un coup, une main apparut devant moi.

— Oui ! Quoi !

Affolée, je constatai que tout le monde me dévisageait.

— Ça fait plus de deux minutes que tu regardes dans le vide, ta fourchette en l’air. Il y a un problème ?

Inquiet, Alex me fixa. Je souris.

— Ah ! Désolée, j’étais perdue dans mes pensées.

Vick me fit un clin d’œil.

— Si tu penses à la date butoir de ton boulot. Je suis désolé de te le dire, tu l’as dépassé depuis un moment.

— Non ! Je pensais aux munitions.

Le visage de Vick se figea.

— Ah !

— Je ne sais pas où on pourrait se fournir en consoles et en électricité. J’ai beau réfléchir…

Vick leva un doigt en l’air, tout en prenant une gorgée de sa boisson.

— Pour les consoles, c’est facile, il suffit de trouver un magasin de jeux. Il y en a partout.

— Mais même, il faut les alimenter, et elles risquent sûrement de ne pas marcher. La preuve, plus aucun appareil ne démarre.

Tout le monde acquiesça.

— C’est vrai ! Mais…

Vick fixa le plafond, ne finissant pas sa phrase. Il avait l’air de réfléchir au problème.

— L’électricité et les consoles, ce n’est pas un problème !

Une voix apparue derrière moi. Surprise, je sursautai, et me retournai. Je vis Jimmy dans l’encadrement de la porte, essayant de rentrer avec son fauteuil. Par réflexe, je me levai et bougeai ma chaise, pour lui permettre de passer.

— Merci !

Il me salua avec un sourire et avança.

William ouvrit sa bouche, les yeux remplis de méfiance.

— Qu’est-ce que tu veux dire par là ?

Jimmy répondit à William le sourire aux lèvres, ne faisant pas attention à son ton désagréable.

— Je veux dire que ces deux éléments ne sont pas durs à se fournir. C’est même relativement facile.

— Mais les consoles doivent être mortes ?

À ma question, Jimmy me fit non de la tête.

— Connaissez-vous le terme IUM ?

Confus, tout le monde regardait son voisin en quête de réponse. Seul Vick leva la main en gigotant sur son siège, comme un élève voulant être interrogé par un professeur. Jimmy en voyant ça laissa la parole à mon frère.

— C’est une impulsion électromagnétique, connue pour créer une émission d’ondes qui peuvent détruire les appareils électriques et électroniques.

Satisfait de la réponse, Jimmy applaudit brièvement Vick.

— Exacte !

Je levai un sourcil de surprise.

— Comment connais-tu ça, toi ?

— C’est une « excuse » souvent utilisée dans les scénarios de jeu vidéo. Cette onde existe, mais il faudrait qu’elle soit d’une puissance phénoménale pour toucher une ville entière comme la nôtre. C’est pour ça que l’idée de l’utiliser comme arme a été abandonnée.

Jimmy ferma les yeux et acquiesça au mot de Vick.

— Oui, en théorie. Pourtant c’est bien ça qui nous a frappé de plein fouet.

Mon frère cligna plusieurs fois des yeux.

— Sérieusement !!!!!

Vick cria d’étonnement.

— Je ne sais pas encore comment, mais c’est bien un IUM qui a paralysé la ville, la preuve.

Il montra son Altereur.

Alex, le regard perdu, fixa la montre.

— Je ne te suis plus là…

— Les Altereurs marchent encore. N’est-ce pas ?

Nous hochâmes nos têtes.

— Savez-vous que le créateur des Altereurs a mis un système pour contrer ces ondes.

Je bafouillai et m’assis sur une chaise.

— Tu veux dire, que…

— Je ne sais pas s’il avait prévu le coup ou s’il était parano. Mais c’est un fait. Ses Altereurs ne peuvent pas subir d’IUM contrairement aux autres machines.

Jim, les bras croisés, fixa Jimmy.

— D’accord, je comprends. Mais c’est quoi, le rapport avec les munitions ?

— Les IUM n’affectent que les objets avec une batterie fonctionnelle ou branchée à une source d’électricité. Certains matériaux protègent aussi de ces ondes.

Vick se leva comme s’il avait eu une illumination.

— Attends, tu veux dire que les consoles et les écrans, non alimentés et encore emballés, marchent encore ?

Jimmy sourit.

— Oui, c’est ça.

Mon visage se décontracta, je ne pouvais pas m’empêcher de sourire bêtement.

— Mais l’électricité ?

Une seule question de William me fit redescendre sur terre. La chute était dure. Nous n’étions pas encore sortis d’affaire.

— Il existe bien des groupes électrogènes !

Personne ne dit plus rien, attendant la suite. Si j’étais Jimmy, je me serais sentie oppressée par tant de regards posés sur moi.

— Les hôpitaux en détiennent dans leur sous-sol, ils sont souvent stockés derrière des murs en plomb, un matériau que les ondes ne peuvent pas traverser. En plus en étant sous terre, ils ont encore plus de chance de fonctionner.

Les mains sur la table, les épaules crispées, je fixai Jimmy.

— Tu… Tu veux dire que le problème des munitions est réglé.

— Oui ! Il suffit de chercher le matériel et c’est bon.

Soulagée, je soupirai et laissai tomber mon corps en arrière, percutant le dossier de la chaise de plein fouet.

— Mais comment sais-tu ça ?

Déconcerté Vick posa cette question. En réponse, Jimmy lui sourit gentiment.

— J’ai travaillé sur les Altereurs !

— QUOI !

Devant cette révélation, tout le monde se leva.

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