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Light Novel d’horreur : Night Hunt

Voilà la deuxième sortie de l’année, un roman, plutôt un Light Novel : Night Hunt.
Ce livre avait eu une première édition avec un éditeur. J’ai repris mes droits pour certaines raisons et j’ai décidé de ressortir ce livre sous une nouvelle forme.
Ainsi il sortira comme un Light Novel, avec son texte d’origine, mais accompagné cette fois d’illustrations. Elles ne sont pas très nombreuses pour éviter de spoiler le livre si vous le feuilletez rapidement.
Ce Light Novel est rempli de drame, d’horreur avec des scènes bien sanglantes. Je préfère vous avertir si vous avez le cœur sensible.
Par contre si vous aimez vous faire peur et les monstres, alors ce livre pourrait bien vous plaire.

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C’est quoi, l’histoire ?

Cette histoire d’épouvante met en avant un groupe d’adolescents devant faire face à une créature, qu’ils ont invoqué par erreur. Mais si encore ils n’avaient qu’un loup-garou à fuir, il y a plus. Derrière les murs du manoir se trouve une entité qui fera tout pour les enfermer avec ce monstre. Aucune issue, aucune arme. Seulement des larmes et du sang.

Voici le synopsis sur la 4éme de couverture :
« Ça devait être une fête d’Halloween des plus banales : une soirée entre ados, de la nourriture, des déguisements, quelques blagues. Rien d’extraordinaire. J’étais même prêt à rester chez moi pour regarder des films d’horreur. Mais j’ai choisi d’y aller.
Si seulement je m’étais écouté. Si seulement… Je n’aurais jamais vécu un tel traumatisme ni vu autant d’horreur.
Mon Dieu !
Que vais-je dire à leur famille ?
Est-ce qu’au moins quelqu’un me croira ? 
»

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Où trouver le livre ?

Vous pouvez commander le livre via deux canaux, soit :
Directement sur la boutique.
Ou sur Amazon.
Vous pourrez le retrouver dans les festivals et salons avec sa nouvelle couverture.
Par contre, il n’aura pas le droit à une version ebook. Étant donné l’état de piratage de ses fichiers, j’ai choisi de ne plus sortir mes romans sous ce format. Je constate que cette décision prend également racine chez d’autres auteurs indépendants, qui voient comme moi leurs œuvres se faire voler.

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Peluche Huggy Wuggy de Poppy Playtime

Il y a un moment, j’avais dit que je voulais faire des patrons de peluches payants. Où vous n’aurez plus qu’à imprimer le patron et coudre vous-même votre peluche. Après y avoir beaucoup réfléchi, j’ai enfin trouvé la première peluche qui représentera cette nouvelle catégorie dans ma boutique : Huggy Wuggy de Poppy Playtime.

Pour ceux qui ne le savent pas Huggy Wuggy vient du jeu d’horreur Poppy Playtime. C’est une peluche bleue créée pour les enfants, qui prend vie dans une usine de jouet. Étant géante, la peluche se devait d’être grande. Elle fait 58 cm de hauteur.
Vous pouvez faire Huggy Wuggy sous deux formes. Une forme gentille, où il sourit et sa forme méchante où il montre ses dents. Vous pouvez également modifier la peluche pour faire Kissy Missy. Pour cela, il suffit de changer la fourrure bleue par de la fourrure rose

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Comment ça se passe ?

Pour obtenir le patron et faire votre peluche, il suffit d’aller sur la boutique ou de cliquer sur le bouton juste en dessous.
Vous trouverez dedans :
– Le patron de la peluche.
– Un PDF expliquant étape par étape comment faire la peluche.
– Des astuces pour vous aider à contre.
– Un résumé de la peluche, du matériel à utiliser et sa difficulté.

Bref, vous aurez tout pour vous aider à créer votre peluche sans difficulté.
La seule chose qui vous reste à faire est de coudre et d’admirer votre travail

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Patron

Le patron & le PDF explicatif sont à télécharger via la boutique, il suffit d’appuyer sur le bouton violet.

Une idée ? Une demande ?

Vous êtes fan d’un jeu vidéo ? Vous désespérez de ne pas trouver de peluches à son effigie ?
Savez-vous que vous pouvez me contacter via ce formulaire pour parler de votre souhait ?
Si la licence me plaît, vous pourrez peut-être retrouver dans la boutique des peluches, des patrons ou d’autres goodies s’en inspirant.

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Alter Reality Chap.14 : POV Vick

Voici le chapitre 14 du tome 1 de mon Light Novel Alter Reality.
Toutes les semaines, un chapitre sera posté. N’hésitez pas à donner votre avis.


Vick – La banque

Si on m’avait dit que ça arriverait un jour. Mon Altereur était fichu… Il était mort.

Dire que j’ai économisé des mois pour le payer. J’ai pris soin de lui avec amour.

Pourtant, aujourd’hui, il a été bousillé par les glaires nauséabondes d’un dragon à la tête atrophié.

Tout en faisant les cent pas, je soupirais. Rien qu’en regardant le cadre de mon Altereur, j’avais envie de taper contre les murs. Ma sœur avait maintenant l’excuse parfaite.

— « Pas Altereur, pas de sortie ».

Rien que cette phrase me faisait grincer des dents. Je ne pouvais que tourner en rond.

— Vick, tu pourrais arrêter ça ?

— Quoi !

Je répondis brusquement à Jimmy, qui me sourit nerveusement. Je savais qu’il ne disait pas ça pour être méchant. Mais puisqu’il était là, autant qu’il serve à évacuer ma colère.

— Depuis que Kate est partie, tu n’arrêtes pas de trottiner derrière moi. Ça me stresse, j’ai besoin d’être concentré.

—…… Désolé… Je… Arf !!

Aussitôt, je tapai du pied, fronçant des sourcils.

— Je ne peux plus me battre avec elle, ça m’énerve.

Surpris, Jimmy me regarda.

— Tu as un problème avec ton Altereur ?

— Oui !

Je soupirai de nouveau et tendis ma montre à Jimmy. Il releva alors ses lunettes pour observer plus attentivement la machine.

— Hmm…

— Tu vois, il ne marche plus, il a fondu.

Je pointai du doigt le problème, puis retirai brusquement mon bras, indiquant que l’inspection était terminée. Mais, Jimmy fut plus rapide, et attrapa ma main. Il se pencha un peu plus sur mon Altereur.

— Hmm… Je crois qu’il est réparable !

— SE… SÉRIEUSEMENT !

Le cœur rempli de joie, je sautai presque sur Jimmy, mais il calma mes ardeurs en se protégeant.

— Oui ! Oui ! Mais, il me faut ton Altereur.

Sans attendre, je détachai ma montre de mon poignet, et je lui tendis. Il tourna son fauteuil et la posa sur la table en face de lui.

— Oui, c’est juste le cadran qui a pris un coup.

Il tourna sa tête tout sourire.

— Il suffit de le remplacer. J’ai fait cette réparation une centaine de fois.

— Je vois !

Les yeux brillants, je le regardai avec admiration.

— Tu as besoin de quelque chose ? De l’eau ? D’un tournevis ?

J’insistai lourdement. Jimmy répondit par un sourire gêné.

— Tu… Tu as toujours l’autre Altereur ?

— Oui !

Je sortis l’Altereur de Daniel et le posai sur le bureau. Je savais bien que le laisser sur son corps aurait été une mauvaise idée. J’étais content de l’avoir fait, même si ça voulait dire recevoir le regard accusateur de ma sœur pendant un moment.

En parlant d’elle, je me demandais bien ce qu’elle faisait. Depuis que le groupe électrogène fonctionnait, elle et le reste de la bande étaient partis.

Heureusement, nous avions vite rechargé les cartouches. Réunir des télévisions, et des consoles opérationnelles avait été relativement facile.

Le plus embêtant avait été le transport des consoles de jeux vidéo. C’est dingue ! Mais à chaque génération elles gagnent en poids, comme en puissance. Après ça, je ne sentais plus mes bras.

Par contre, ma sœur et Debora ont eu la chance de porter les télévisions. Ce n’était pas très dur, il suffisait de rouler les écrans et de tenir le cadre de l’autre main.

— C’est bon ! Ça devrait aller. Il ne reste plus qu’à l’allumer.

Jimmy me tendit fièrement mon Altereur. Il était maintenant habillé d’un cadre blanc, ça faisait un peu tache vu qu’il était normalement entièrement vert. Je regrettais de ne pas avoir l’imprimante 3D de ma sœur à porter de main. Si j’étais à la maison, je me serais empressé de faire un nouveau cadre.

Cette technologie était vraiment incroyable. Il était rare qu’un foyer n’en ait pas un. Il servait autant à créer qu’à réparer un élément. Certains étaient même utilisés pour la cuisine et la pâtisserie.

Kate adorait utiliser l’imprimante pour faire des décorations en sucre et en chocolat. Par contre, elle en mettait partout. Même si c’était une machine qui façonnait le chocolat, Kate se retrouvait toujours avec des taches. À se demander, qui était celui qui pâtissait le plus entre elle et l’appareil.

J’observai mon Altereur. Le cadre avait l’air de bien tenir, c’était du très bon travail. Pour l’allumer, rien de compliquer, il suffisait d’appuyer sur un bouton et de poser mon pouce sur l’écran pour le déverrouiller.

Mais rien ne se passa. J’avais beau appuyer encore et encore, la fenêtre holographique n’apparut pas. Plus le temps passé, plus je commençais à paniquer. Désespéré, je fixai Jimmy, qui était tout aussi perdu.

— Il devrait normalement s’allumer… Marmonna Jimmy.

À ce moment, de terribles pensées me traversèrent l’esprit.

Je ne pourrais plus jouer. J’avais tout perdu.

Mes armes !

Mes sauvegardes !

Mon score !

En plus, je ne pourrais plus aider ma sœur…

— VEUILLEZ VOUS IDENTIFIER !

Après quelques minutes, une voix numérique sortit de mon Altereur. Sur le coup, je tombai à genoux, soulagé de voir l’écran holographique. Il s’était allumé. Il marchait.

J’imposai rapidement mon empreinte digitale sur le cadre pour m’identifier. L’écran changea de couleur affirmant qu’il m’avait reconnu.

— BIENVENUE VICK ! UN PROBLÈME DE DÉMARRAGE A EU LIEU ! DIAGNOSTIC EN COURS…

Toujours par terre, j’offris mon plus beau sourire à Jimmy qui me le renvoya. Nous étions tous les deux satisfaits du résultat.

Après plusieurs minutes, mon Altereur remarcha comme avant. Il n’y avait eu aucune perte de mémoire ni de vitesse. Il ne me restait plus qu’à recharger mes cartouches.

C’est alors que j’eu une idée. Je me relevai soudainement et me rapprochai de Jimmy les yeux pétillant d’excitation.

— Dit ! Tu ne pourrais pas modifier les sauvegardes pour qu’on ait des munitions infinies ?

Étonné par ma question, un des sourcils de Jimmy se leva.

— Tu veux dire modifier le code interne des jeux ?

Je secouai ma tête de haut en bas.

— Oui ! Tu peux aussi le faire sur les Altereurs, c’est toi qui vois !

Soudainement, Jimmy se mit à rire.

— Je suis désolé ! Mais je ne peux pas toucher aux Altereurs. En plus, de ne pas avoir les matériaux nécessaires, le langage interne est codé dans certaines sections, voire totalement verrouillé.

Je le regardai perplexe.

— Je vois… Et pour les cartouches.

Jimmy me fit un sourire maladroit.

— Les Altereurs ne font pas que lire les cartouches. On ne peut pas transformer un jeu 2D en trois dimensions. Les jeux sont avant tout dans une base de données. La cartouche sert juste de clé…

Je soupirai et baissai les yeux.

— En clair, tu ne peux pas le faire.

Jimmy acquiesça.

Je vois, c’est assez logique. Ça veut donc dire que dès qu’on déverrouille une arme ou qu’on évolue dans le jeu, la cartouche créait de nouvelles clés qui activent le tout. C’est assez malin. Le créateur de l’Altereur a vraiment pensé à tout.

J’avais lu dans plusieurs articles que de nombreux hackers et entreprise avaient tenté de voler la technologie des Altereurs. Sans résultat jusque-là.

Dommage ! J’aurais tellement voulu cheater avec.

— Ce n’est pas que je m’ennuie Vick, mais je dois retourner à mon travail.

Jimmy commença à mettre une cartouche dans une console. Sa mission actuellement était de recharger toutes les cartouches, même ceux qui ne sortaient pas de la banque.

Il avait aussi un autre boulot, faire progresser les sauvegardes. Dans certains jeux, plus on avance dans l’histoire, plus on débloque de pouvoirs ou d’armes. Aucun de nous n’avait le temps de jouer, du moins ceux qui allaient dehors. Jimmy avait donc cette tâche, en plus de réparer les Altereurs.

Ma sœur était une des rares qui avait refusé. Je la connaissais assez pour savoir qu’elle ne voulait pas qu’on touche à sa sauvegarde. Elle aimait jouer, même si elle n’était pas de mon niveau. J’allais sûrement la retrouver un de ces quatre sur une des consoles.

Je levai les yeux au ciel, réfléchissant à ce que je pouvais faire pour le moment. J’avais beau me retourner le cerveau dans tous les sens, une seule option m’apparue. J’avais largement du temps devant moi, et mon Altereur était comme neuf.

Un sourire se dessina sur mon visage. C’est le bon moment pour gagner en puissance et prendre de l’avance sur les autres.

En plus, j’avais un nouveau jeu à commencer.

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Alter Reality Chap.13 : Un besoin d’energie P.3

Voici le chapitre 13 du tome 1 de mon Light Novel Alter Reality.
Toutes les semaines, un chapitre sera posté. N’hésitez pas à donner votre avis.


Il y a un instant, l’enthousiasme de Debora était colossal. Mais, dès que nous retournâmes à l’intérieur du parking, elle se tue. Elle s’était certainement souvenue de l’existence de « La belle au bois dormant » remanié façon monde des dragons. Notre cher dormeur était toujours là, ronflant paisiblement et ignorant notre présence.

Alex et Jim poussaient doucement le groupe électrogène. Par moments, Debora, Vick ou moi allions les aider, en soulevant l’appareil. Malheureusement, il n’était ni tout terrain ni waterproof. Ce qui nous obligeait à éviter les flaques de sang.

Après de nombreux efforts, nous avions fait plus de la moitié du chemin sans même réveiller la bête. La suite semblait être toute tracée. Du moins, ça aurait dû être le cas.

Soudainement, des rugissements résonnèrent, comme des cors de guerre. Des Laggis sortirent des gravats, des trous ou encore des conduits d’aération. Cette masse violette n’était pas là pour nous, car elle se dirigea vers le dragon gris.

Le troupeau de carnivores se jeta, gueules ouvertes, contre leur ennemi. Les Laggis le mordaient avec rage, comme s’ils avaient soif de vengeance. Ces attaques incessantes réveillèrent la bête.

Celle-ci se releva, déployant ses ailes tout en criant de rage. Cette tentative d’intimidation ne marchant pas. Les Laggis étaient au contraire encore plus stimulés.

Pour se défendre, le dragon donna plusieurs coups de patte et de queue. Mais il avait beau tuer une dizaine de Laggi par attaque, ceux-ci revenaient tels des parasites.

Devant ce violent combat, nous restions bouche bée, ne pouvant que regarder. C’était Alex qui fut le premier à revenir du choc.

— Il faut avancer !

De sa voix grave, il nous interpella, nous réveillant de notre torpeur. Notre groupe continua donc d’avancer. Par moments, des débris sautaient vers nous, mais heureusement ils tombaient au sol avant de nous atteindre. Il fallait quand même faire vite, car deux colonnes avaient déjà été rayées de la carte par la queue massive du monstre gris.

Si le monde était bien fait, nous serions déjà devant la porte. Ce qui n’était pas le cas. Une des roues du groupe électrogène eut l’excellente idée de se coincer pile à ce moment précis.

Alex et Jim eurent beau pousser de toute leur force, la machine tenait bon, bien déterminée à rester en place. Mon premier réflexe a été de les rejoindre, mais un Laggi me dépassa prêt à sauter sur Jim. Je m’interposai en donnant un vif coup d’épée blessant une des pattes de la bête. Ainsi à terre, je l’achevai. Son cri d’agonie rameuta quelques-uns de ses compagnons.

Comparés à l’amas de reptiles, ceux qui nous attaquaient n’étaient qu’une poignée. Toutefois, il était assez nombreux pour être une menace. En plus de déloger la roue, il fallait nous protéger.

— William, va les aider ! Debora, Vick, avec moi, nous allons les protéger !

— Ok !

Désespérée, je décidai de prendre le commandement. À ma directive, William courut vers l’appareil et tenta d’aider. Quant à Vick et Debora, ils se mirent à débarrasser le terrain des reptiles avec moi.

Alors que nous étions concentrés sur notre défense, le dragon se mit à hurler si fort que les murs tremblaient. Il frappa le sol avec ses pattes, puis changea de position. Il se releva, révélant son ventre recouvert de côtes. Ses deux pattes avant faisaient maintenant office de bras. En un instant, il était passé à d’un dragon à un centaure reptilien.

Dans cette posture, je compris que ses côtes étaient des dents. La plaie béante sur son torse était en fait une gigantesque bouche. Ce qui expliquerait pourquoi sa tête était si minuscule par rapport à son corps. Elle était tout simplement un leurre.

Après cette transformation, le dragon semblait avoir gagné en puissance, car il se mit à anéantir les Laggi par poignée. Il les prenait avec ses mains et les dévorait goulûment avec sa bouche de requin. Parfois, il sautait, flottant pendant un labs de temps grâce à ses ailes. Puis, il se laissait tomber lourdement sur le sol, écrasant d’un coup les Laggis.

Ces cabrioles répétées affaiblissaient la structure du bâtiment. S’il continuait ainsi, le plafond allait nous tomber dessus. Il fallait partir d’ici et vite. Entre deux coups de lames, je jetai un coup d’œil vers la machine. Elle n’était pas encore décoincée. Alex, Jim et William faisaient tout leur possible.

À la fin, j’abandonnai mon poste pour courir vers eux et les aidai à soulever le groupe électrogène.

— Je vais les aider, je vous laisse le reste !

Debora et Vick grimacèrent, mais continuèrent de combattre. Pendant ce temps, je pris un des bords de la machine et utilisai toutes mes forces pour la soulever et la pousser en avant.

Alex baissa ses yeux pour regarder la roue et cria de joie.

— C’est bon, c’est sorti !

Aussitôt, je relâchai ma prise et retournai vers mon frère et Debora. Le reste du groupe continua ce qui était prévu à la base, c’est-à-dire atteindre cette fichue porte.

Je balançai mes bras dans toutes les directions, coupant le plus de lézards possible. Mon regard ne pouvait pas se détacher du dragon gris. Cette horreur de film gore mangeait maintenant la masse de cadavres à ses pieds pour récupérer ses forces. En voyant son corps immonde et sa puissance, je me dis que nous avions de la chance d’être insignifiants pour lui. Nous n’aurions jamais eu la capacité de le battre.

Jim nous fit signe de la main.

— Eh ! On y va !

Il tenait la porte entrouverte, la machine n’était plus là, ainsi qu’Alex et William. Je soupirai de soulagement et me dirigeai vers eux. Quand un hurlement déchirant retentit.

C’était le dragon qui partageait sa haine. Puis, il fut pris de spasme, et cracha des glaires jaunes. Dès qu’une atteignait le sol, elle se rependit, faisant fondre tout sur son passage. C’était de l’acide.

Fou de rage, le dragon ne distinguait plus ses ennemis, attaquant entièrement l’endroit avec son acide. Alors que je courais, je vis plusieurs boules jaunes atterrir pas loin de moi. Un faux mouvement pouvait me coûter une jambe ou pire encore.

C’est alors que j’atteignais enfin la porte. Je me retournai pour voir où en étaient Debora et Vick. Je constatai que Debora n’était pas très loin de moi.

Par contre, Vick m’inquiétait. Il était plus en arrière. Il était obligé de zigzaguer pour éviter les attaques d’acide.

— Vick ! Vick ! Dépêche-toi !

Désespérée, je criai son nom. À ce moment, Debora me rejoignit, je lui fis signe de rentrer dans le couloir. Je fixais toujours mon frère, prête à intervenir.

Mais qu’est-ce que je pouvais faire pour lui ?

Je ne pouvais pas courir à sa place ?

Je ne pouvais que serrer mon poing d’inquiétude. C’est alors qu’une boule gluante atterrit à quelques mètres de Vick. À cause du choc, des grosses gouttes d’acide sautèrent dans sa direction. Par réflexe, Vick se protégea avec son bras et hurla de douleur. Toutefois, il courait toujours.

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Il réussit à me rejoindre. Je le pris aussitôt par la main et le tirai vers moi. De l’autre côté de la porte, je regardai l’état de son bras.

— Tu as mal quelque part ?

Je m’imaginais déjà sa peau brûlée jusqu’à l’os.

N’avais-je pas vu des cadavres entièrement fondus ?

C’était un miracle que sa main soit encore attachée à son corps.

— Non, je n’ai rien. C’est bizarre…

Une pensée me traversa. Peut-être que ses nerfs avaient été touchés. Pourtant j’avais beau retourner son bras, de le regarder de haut en bas, je ne vis rien. Aucun vêtement brûlé ni aucune peau à vif. Rien.

C’est alors que je vis l’endroit où l’acide avait atterri. Je pointai du doigt la montre de mon frère.

— Ton Altereur…

L’encadrement vert, qui sert à projeter l’interface, était entièrement fondu. À cette vue, les yeux de Vick devinrent ronds de surprise.

— NON ! MON ALTEREUR !!!

Il retira son bras de ma prise, et regarda son Altereur avec des yeux tristes.

— NON ! NON !

Il tapait du pied d’exaspération.

— C’est bon, tu t’énerveras plus tard.

À ces mots, il me regarda froidement, outré par mon manque de considération. Mais il ne dit rien, suivant le groupe en pleurnichant tout en fixant son Altereur. Je savais qu’il aimait beaucoup sa machine, mais au moins maintenant j’avais une excuse fiable pour qu’il ne participe plus aux excursions.

Pour le reste, nous sommes arrivées sans encombre à l’extérieur. À notre sortie, nous avons entendu des gémissements horribles. Je jurais avoir vu l’hôpital trembler, comme s’il allait s’écrouler. Nous ne voulions pas voir la suite, préférant repartir vers la banque.

Il restait à savoir si notre groupe électrogène marchait et si nous aurions le matériel nécessaire pour recharger nos Altereurs.

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Alter Reality Chap.12 : Un besoin d’energie P.2

Voici le chapitre 12 du tome 1 de mon Light Novel Alter Reality.
Toutes les semaines, un chapitre sera posté. N’hésitez pas à donner votre avis.


Je n’aurais jamais cru que Jimmy était un informaticien travaillant pour la compagnie Alteria. Cette entreprise est composée de l’élite des programmeurs, je n’imaginais même pas le niveau de Jimmy.

Je fus surprise qu’il ait le droit de nous parler des Altereurs. Ce n’était pas un secret, mais le directeur de la compagnie était très discret. Au point que personne ne sache comment marche sa technologie, même le brevet était codé.

En plus, personne ne connaissait le visage de cet homme. Il n’avait jamais fait d’apparition publique, il était juste connu sous un pseudonyme : A.S.

Il ne semblait pas rechercher la gloire, ce qui était douteux.

Tout le long du trajet, personne ne parla, réfléchissant sûrement aux révélations de Jimmy. Personnellement, je digérais encore les informations. Ces ondes, ces monstres, les Altereurs. Beaucoup trop de choses avaient l’air connecté, sans l’être vraiment. Comme s’il me manquait les pièces d’un puzzle pour comprendre l’ensemble.

Grâce à William, nous apprîmes qu’il y avait un hôpital pas loin de nous. Étonnamment, il connaissait l’emplacement de chaque bâtiment médical de la région.

Il fallut toute une matinée pour arriver devant l’hôpital. Il n’avait rien à voir avec ces immenses immeubles médicaux que l’on trouvait au centre-ville, avec plusieurs parkings pour hélicoptère ou drone. C’était plutôt un hôpital moyen. Il était assez grand pour avoir son propre service d’urgence, mais pas assez pour avoir des véhicules volants.

Le bâtiment avait toujours sa façade en pierre typique du vieux quartier. Sauf que ses portes d’entrée étaient en verre. Il avait aussi un grand parking pour les visiteurs et un autre qui descendait sous terre pour les ambulanciers. L’hôpital avait également deux vitraux illustrant des métiers médicaux, et qui se trouvaient au-dessus d’un écriteau.

Malheureusement pour nous, le portail vers le parking souterrain était fermé. Comme nous ne pouvions pas soulever l’énorme rideau de fer, nous nous sommes rabattus sur les portes d’entrées. Étant en verre, elles furent facilement brisées.

À l’intérieur, nous vîmes l’étendue des dégâts. Autant à l’extérieur rien n’indiquait une attaque quelconque, autant le rez-de-chaussée racontait une autre histoire.

L’accueil était complètement en miettes. Les murs étaient recouverts de griffures, et le sol de gravats. Mais ce qui nous fit frissonner d’effroi était le sang. Il y en avait partout. Il était sec depuis un moment, mais il témoignait de la violence qui avait eu lieu.

Debora trembla en regardant autour d’elle.

— Qu’est-ce qui sait passé ici ?

Bouleversée, je fixai les taches de sang.

— Je ne sais pas, mais quelque chose ou quelqu’un a attaqué…

Alex perplexe regarda les alentours, à la recherche d’un signe de vie.

— Vous croyez qu’il reste des survivants ?

— Vu les dégâts… Je ne crois pas.

Avec ses yeux froids, William répondit à Alex.

Je m’avançai vers le premier ascenseur, mais les portes étaient déterminées à rester fermé. Quand Alex et Vick ouvrirent le deuxième, il donnait dans le vide. Le tambourinage insistant de Debora sur les boutons d’appel ne résolut pas le problème.

Nous n’avions pas le choix, il fallait emprunter les escaliers. Heureusement, ils ne furent pas difficiles à localiser, il suffisait de suivre les bandes de couleurs sur les murs.

Plus nous descendions, plus air devenait irrespirable. Un mélange de moisissures et de renfermé volait dans les environs, empoissonnant l’atmosphère. Personne ne parlait de peur d’en inspirer. C’était tellement insupportable que j’étais à deux doigts de me pincer le nez.

Après, ce qui semblait être deux étages, nous arrivâmes devant une porte entrouverte, la poignée était cassée, pendouillant dans le vide. La surface blanche était tapissée d’empreintes de main rouge, n’invitant pas vraiment à l’ouvrir.

Alex la poussa avec prudence, puis il nous fit signe de le suivre. De l’autre côté se trouvait un long couloir sombre, la seule source de lumière venait de quatre bandes fluorescentes au sol. Chacune indiquait un lieu : le laboratoire de recherche, la morgue, le parking et la pièce de stockage. Notre but était la dernière salle, celle où notre groupe électrogène devait normalement être entreposé.

Plus nous avancions, plus quelque chose me semblait bizarre. J’avais un mauvais pressentiment, chaque pore de mon corps me criait de fuir. Mes tripes se crispaient à chacun de mes pas. Pourtant la zone était vide, il n’y avait aucun signe d’être vivant. Le seul témoignage d’une ancienne existence était le sang qui recouvrait presque chaque mètre carré du couloir.

Pourtant, je le sentais. C’est un peu la même sensation que quand on visite une vieille maison. On n’est pas sûr qu’elle soit hantée. Pourtant dès que l’on rentre à l’intérieur, on ne peut pas s’empêcher de vouloir sortir. J’espérais que c’était une fausse alerte.

Après quelques mètres, une des bandes disparue sous une porte. Une pancarte avec les mots « Laboratoire de recherche » était apposée dessus.

— Nous ne sommes sûrement pas loin de la pièce de stockage.

William regarda brièvement la porte, avant de continuer son chemin. À mon tour, je la fixai. Elle était dans un sale état, je n’osais même pas imaginer la pièce de l’autre côté.

Un peu plus loin, notre groupe rencontra un reptile aux écailles pourpres. C’était un Laggi. Il était seul et nous observa. Il avait l’air aussi étonné que nous de voir des visiteurs. Son corps était recouvert de blessures et de sang. Il n’avait pas l’air en bon état. Se sentant en danger face à nous, il fit un petit jappement avant de disparaître dans les ténèbres.

Une chose est sûre, s’il y en avait un, c’est que la meute n’était pas loin.

Alex arrêta tout le monde avant de nous avertir.

— Activez votre Altereur, nous allons peut-être devoir combattre sous peu.

Je me retrouvai encore armé de mes deux lames de Monster Killer. Secrètement, j’espérais que nous trouverions vite une console et un groupe électrogène pour changer d’armement. Ce n’est pas que je détestais mes deux armes. Mais j’avais envie de m’équiper de ma grosse épée, de mon katana ou d’un de mes rares arcs.

Nous arrivâmes finalement au bout du couloir. Où, un autre escalier se présenta à nous. Deux bandes avec les inscriptions : parking et pièce de stockage, nous indiquèrent que nous étions sur la bonne voie.

Sans attendre, nous descendîmes, pour nous retrouver encore dans un couloir, celui-ci semblait plus petit. Il était aussi dans un sale état, mais bien pire que celui d’en haut. En plus du sang, il y avait des gravats partout, ainsi que des marques de griffures. Mais le plus horrible restait le sol, il était jonché de morceaux non identifiés. Vu l’odeur et le bruit quand nous marchions dessus, j’aurais parié sur de la chair. Toutefois, je ne savais pas si c’était humain ou pas. Je décidai de ne pas vérifier.

Plus loin se présenta un énorme cadavre. Il était à moitié enseveli sous des décombres. Juste en voyant sa tête je pus l’identifier, c’était un Grand Laggi. Mais il était dans un piteux état.

Son corps était recouvert de cicatrices. Sa grosse mâchoire était à moitié fondue, montrant les os de son crâne. Une des pattes arrière semblait être brisée à plusieurs endroits.

Je ne savais pas ce qui lui avait fait ça. Mais c’était certainement une créature puissante. J’espérais que nous n’allions pas la croiser.

Nous continuâmes notre chemin pour arriver devant une porte en métal. Des énormes impacts marquaient la structure, on pouvait presque croire que la porte était pliée à certains endroits. Sur le dessus était écrit en lettres noires « Parking ».

Alex l’ouvrit et fit disparaître sa tête de l’autre côté.

— C’est bon ! On peut y aller !

Il ouvrit la porte avec difficulté, elle grinça affreusement. Discrètement, nous entrâmes un par un. L’intérieur était immense et sombre, au point qu’on ne voyait pas l’autre côté. Notre seul guide était la bande au sol. Il ne restait plus qu’à la suivre vers la dernière salle.

Plus nous avancions, plus le décor se dévoilait à nous. Le sol était chaotique, au point qu’il fallait vérifier où nous posions nos pieds, de peur de glisser sur un morceau de viande. Par moment, nous croisions des piliers en béton. Il y avait également des voitures et des ambulances retournées, certaines étaient même aplaties.

Dans ce grand parking, seuls nos pas résonnaient. L’odeur était insupportable. C’était si fort que mes yeux piquaient, m’obligeant à les essuyer avec le revers de mon pull. J’avais hâte de traverser.

D’un coup, Debora se mit à crier de surprise. Sa jambe gauche avait disparu dans un trou, rempli d’un liquide rouge.

— C’est quoi, cette me…

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’Alex mit sa main sur sa bouche. Étonnée, elle le regarda. Aussitôt, Alex lui fait signe de se taire, et lui montra quelque chose à l’horizon.

Perplexe, j’observai où pointait le doigt d’Alex, pour voir à notre gauche une énorme créature. Nous pouvions facilement la contempler grâce à une fissure sur le plafond qui faisait rentrer un peu de lumière.

Elle était immense, dormant paisiblement sur un amas de cadavres humains, de reptiles et d’autres créatures.

Était-ce son repas ?

Ses victimes ?

Peu importe. Vu le nombre de dépouilles, cette chose était dangereuse.

Cette créature ressemblait grossièrement à un dragon. Elle avait deux paires d’ailes noires abîmées. Sa tête était très petite. Sa peau était recouverte d’épaisses écailles gris foncé. Elle avait aussi une longue queue. Par contre, je n’arrivais pas à savoir combien elle avait de pattes. Il me semblait en compter six, mais je n’étais pas sûre.

Ce monstre était déjà pas mal effrayant comme ça, pourtant il y avait un détail sur son corps qui le rendait encore plus terrifiant. Son torse était ouvert en deux. On pouvait voir des côtes en sortir comme des dents acérées.

Ne l’entendant pas ronfler, nous pourrions presque croire que nous avions devant nous un simple cadavre. Cependant, le soulèvement répétait de sa cage thoracique affirmait le contraire.

D’un simple échange de regards, nous prîmes la décision d’avancer discrètement. Nous continuons ainsi à suivre la bande fluorescente. Inquiète, je jetais par moments des coups d’œil en direction de la créature, vérifiant que son sommeil n’était pas perturbé.

Plusieurs minutes passèrent avant d’atteindre une porte en inox. Sur le côté, un panneau sale nous indiqua sa fonction, c’était l’entrepôt de stockage. Vick ouvrit doucement la porte et nous invita à le suivre sans même regarder à l’intérieur. Personne ne se fit prier.

À l’intérieur, je me mis à respirer de nouveau. J’avais l’impression d’avoir couru un marathon. Mon corps était recouvert de sueur froide et mon cœur battait à cent à l’heure.

Enfin calmée, je fixai Vick.

— C’était quoi, cette chose ?

Troublé Vick se mit à réfléchir.

— De ce que j’ai vu, j’ai peut-être une petite idée…

Je le savais, mon frère, l’accroc en jeux vidéo, avait réussi à identifier le monstre.

Peut-être savait-il même comment le combattre ?

— Alors ?

À ma question, Vick grimaça.

— Je ne me souviens plus du nom, mais je sais qu’il était dans un jeu avec le mot « Souls ». C’était un boss, un genre de mangeurs de cadavres. Je ne crois pas qu’il nous attaquera.

Soucieux, le sourcil d’Alex se leva.

— Tu es sûr ?

Hésitant, Vick haussa des épaules.

— Non, désolé.

Je tapotai alors le dos de mon frère.

— Par grave, tu n’as jamais eu la mémoire d’un éléphant.

— Hé !

Je souris à la réaction exagérée de mon frère.

La pièce n’était pas très grande. Presque tout l’espace était occupé par des placards ou des étagères, qui abritaient des accessoires médicaux. Au vu de l’épaisse poussière, l’endroit ne devait pas être visité régulièrement. Nous avions donc une chance de trouver un générateur fonctionnel.

La voix grave d’Alex résonna.

— L’endroit semble être sans danger. Pour aller plus vite, on va se séparer et fouiller les lieux.

Tout le monde approuva et se dispersa.

Je cherchais le groupe électrogène. Je suppose que cet objet devait avoir la forme et la taille d’un moteur. Je ne savais même pas quel type de groupe électrogène un hôpital avait à sa disposition.

À batterie ? Non, d’après Jimmy en cas d’IUM, il serait mort.

À essence ? Je ne crois même plus que ça existe.

Au gaz ? Peut-être… Mais où trouvait cette ressource à notre époque ?

Peu importe, le plus important était de le dénicher. On verrait plus tard pour les détails.

C’est alors que je vis au fond de la pièce, un énorme rectangle enveloppé d’une coque grise. Je m’approchai pour le regarder de plus près. Il était monté sur des roues, ce qui facilitait son transport. Le devant était recouvert d’un écran tactile, de boutons et de prises de différentes formes. La machine avait également un couvercle épais. Sur chaque côté il y avait des tiroirs, mais aussi une inscription en lettrage noir : « Solaire énergie ».

Rien qu’avec ces deux mots je compris que j’avais trouvé ce que nous cherchions.

— Trouvé !

J’entendis au loin William. Lui aussi avait repéré un groupe électrogène. Je m’approchai pour voir la bête.

L’objet était dix fois plus gros que celle que j’avais aperçu. Il était recouvert de métal et n’avait aucune roue. Il devait certainement générer beaucoup d’énergie, mais le déplacer semblait impossible.

— Hmmm…

Perplexe, Alex regarda le groupe électrogène.

— Je ne crois pas qu’on pourra le bouger, il en faudrait un plus petit.

J’acquiesçai, puis toussai pour attirer l’attention.

— Sinon… J’en ai trouvé un, un peu plus long. On peut facilement le déplacer vu qu’il a des roues.

Je pointai la direction. En réponse, Alex me sourit.

— Je te suis.

Arrivés au niveau de la machine, Alex et William l’examinèrent. Alex ouvrit le couvercle qui était en fait un panneau solaire plié. Les tiroirs avaient la même fonctionnalité.

J’avais découvert un groupe l’électrogène marchant à l’énergie solaire. J’aurais dû m’en douter, vu le nom de la machine.

Alex se tourna vers moi tout en tapotant le sommet du générateur.

— Bien jouer Kate ! Il a des panneaux solaires, et il a l’air en état de marche. Il reste plus qu’à rentrer pour tester ça.

Les félicitations d’Alex me firent plaisir.

Debora croisa ses bras, la tête sur le côté.

— Tu es sûr qu’il marchera. Je trouve ça bizarre, que l’hôpital ait un si petit générateur.

En réponse, William s’avança, remontant ses lunettes.

— Certains hôpitaux ont des petits générateurs pour les missions en extérieurs.

William regarda avec dédain l’appareil.

— Vu la couche de poussière…

William passa son doigt sur la coque.

— Il doit être là depuis un moment. C’est sûrement un générateur de réserve, celui qui était utilisé doit être dans une ambulance. Donc, il devrait marcher.

— Bon si tu le dis.

Debora fit un clin d’œil espiègle en direction de William, celui-ci ne réagissait pas. Devant cette froideur, Debora se tourna et leva le poing en l’air.

— Allez en avant ! Direction, la banque !

Tout le monde la suivit, avec le sourire aux lèvres, du moins pour certains.

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